AVANT-PROPOS
Construit par ordre du Khédive Ismaïl,
le palais de
Gizeh fut affecté au service des
antiquités en 1890,
et M. E. Grébaut, alors
directeur général
des musées et des fouilles,
y fit apporter de Boulaq les
monuments qui
pendant trente années avaient
été réunis
dans un musée
provisoire par les soins de
A. Mariette, de M. G. Maspero et de M. E.
Grébaut lui-mème. L'exiguité du
local de
Boulaq et les découvertes récentes du
service
des antiquités réclamaient un
agrandissement
considérable des bâtiments
consacrés
aux collections, et le gouvernement
égyptien, reculant devant les difficultés

tredit le plus vaste et le
plus riche du
monde.
Une pléiade de savants a travaillé à la
formation de ces remarquables collections,
mais deux hommes surtout ont
contribué
à leur grandeur: A. Mariette et M. G.
Maspero.
Mariette a fondé le service des antiquités
égyptiennes, le musée et la conservation
des
monuments; c'est à lui que la science
est redevable
de la découverte des édifices
les plus importants de
la vallée du
Nil;
Mariette est le créateur.
M. G. Maspero a doté l'archéologie en
Egypte de la méthode scientifique qu'elle
possède aujourd'hui: il a formé le service
administratif, a enrichi le musée des résultats
de
son incomparable découverte
des momies royales, et, par ses
nombreux
travaux scientifiques, a fait connaïtre au
monde
savant les merveilles renfermées
dans les galeries de Boulaq et
répandues
sur le sol de l'
Egypte.
La donnée en était fausse, maise le jeune auteur y
marquait
déjà la plupart des qualités qui
l'ont rendu célèbre
plus tard, une grande
habileté de discussion, la clarté
et la vigueur du
style, beaucoup de pénétration.
Le hasard le rejeta du côté de l'Orient.
Une caisse de momie qui provenait de la collection
Vivant Denon, fut exposée à la
mairie de Boulogne;
le jeune Mariette rédigea à cette
occasion une petite
notice dans laquelle il conseillait à ses
concitoyens de
l'acquérir. Son conseil fut suivi.
Mariette se procura,
pour étudier les textes qui couvraient le
cercueil, quelques
livres traitant de l'Égypte, et ce
qui n'avait été
d'abord
qu'un amusement, devint une passion sérieuse.
Il fut
bientòt assez fort pour se hasarder à aborder la
discussion des textes; manquant d'appui dans sa ville
natale, il
s'adressa à Charles Lenormant, le seul des
élèves directs de Champollion qui continuât
alors en
France la tradition du maître. Le mémoire
qu'il soumit
au jugement du savant parisien portait sur
l'interprétation
et le classement des cartouches qui
recouvrent la
Chambre des Ancètres; il est resté
inédit.
Mariette se décida à venir chercher fortune à
Paris.
L'amitié du peintre Janron lui procura une
petite place
d'adjoint au Louvre; dans les premiers jours de
1848,
il se mit en tête d'aller chercher fortune en
Égypte,
et demanda au gouvernement français les
ressources
nécessaires au voyage. Tattam venait
d'attirer l'attention
des savants sur les richesses
renfermées dans les
couvents jacobites de l'
Egypte.
Mariette composa rapidement
un long essai de bibliographie copte qui
est
demeuré inédit, et sollicita une mission
à l'effet d'aller

remettre sur la bonne
piste et déboucha, après le cent
quarante et
unième
sphinx, sur un
dromos spacieux,
dallé de belles pierres. Deux mois de fouilles mirent au
jour
l'ensemble des monuments qui s'y trouvaient, un
hémicycle décore de statues grecques, deux chapelles,
une procession de génies montés sur des animaux, et
conduisirent les travailleurs jusqu'à la porte du
Sérapéum.
Là un obstacle
imprévu les arrêta: des marchands
d'antiquités, pour la plupart agents consulaires
de
diverses nations européennes, jaloux du succès de
Mariette, réussirent à obtenir d'Abbas pacha la
suspension
des fouilles. L'appui du gouvernement
français
aplanit en partie les difficultés; une somme
de trente
mille francs, votée le 16 août 1852 par
l'Assemblée nationale,
permit de reprendre les
travaux avec plus d'activité,
et, dans la nuit du 12
au 13 novembre, Mariette
pénétra dans les souterrains
du Sérapéum. Ce qu'il y
trouva, le monde
savant le connaît; soixante-quatre
Apis, dont les plus ancies
remontent à la XVIII
e dynastie
et dont le
plus moderne est presque contemporain
de Cléopàtre;
des milliers de stèles votives, de figurines
funéraires, d'amulettes, de bijoux, qui font
aujourd'hui
l'ornement du musée du Louvre.
La chronologie des taureaux, suffisamment établie
par les dates
d'inhumation, apporta de nouvelles informations
pour le
rétablissement de la chronologie des
rois égyptiens
du nouvel empire. Toute l'année 1852
se passa
à déblayer et à dépouiller le
Sérapéum. Dans
les premiers jours de 1853, Mariette
se transporta avec
ses ouvriers aux pieds des pyramides de
Gizeh.
Cette fois il travaillait aux frais d'un particulier. Le

fois décide
Mariette à quitter Paris, se
représentèrent
plus fortes à son retour.
Il n'était pas depuis un an sur
le sol natal,
qu'il aspirait déjà à le quitter
pour rependre
sa carriêre avetureuse aux bords du
Nil. Les
circonstances politiques favorisèrent son dessein. Abbas
pacha,
qui avait tant contrarié les fouilles du
Sérapéum,
était mort en 1851, laissant le
pouvoir à son oncle Saïd
pacha, ami de la France.
Encouragé par M. de Lesseps,
le nouveau prince pria le
gouvernement français de lui
prêter Mariette pendant
un hiver, celui de 1857–1858;
il s'agissait de
préparer des fouilles pour un voyage que
le prince
Napoléon projetait en
Egypte. Le voyge n'eut
pas
lieu, mais le Pacha, gagné par la bonne humeur de
Mariette, lui
donna le titre de bey, l'autorisa à multiplier
les
chantiers des fouilles, à lever les ouvriers à la
corvée et fonder un musée qui fut établi
provisoirement
à Boulaq. La création,
l'agrandissement et le maintien
de ce musée devinrent
désourmais la grande prèoccupation
de Mariette. On ne
saurait imaginer les trésors de
diplomatie qu'il dut
dépenser pour arracher aux divers
souverains de
l'
Egypte le terrain et l'argent nècessaire
à son œuvre. Une crue du
Nil, qui menaça de
tout détruire
en 1878, lui permit enfin de disposer le local
selon
ses intentions, mais le classement définitif, sans
cesse
retardé par le manque de fonds, dura des années
et
n'était pas encore achevé quand il
mourut.
Seul maître du sol antique de l'
Egypte, Mariette
voulut l'exploiter sur un plan grandiose; il
l'attaqua
sur trente-sept points à la fois, de
l'embouchure du
Nil la première cataracte. Un petit
nombre seulement de
ces ateliers réussit à souhait.
Les fouilles du Delta ne

Abydos, Dendérah,
Edfou et Thèbes profitèrent
le
plus de son activité. On peut dire qu'avant lui,
Abydos était inconnue; en vingt ans, il fit sortir de
dessous
erre le temple de Séti I, deux temples de
Ramsès II,
le: restes du grand temple d'Osiris, plus
de deux cents
tombes et quinze mille monuments de différente
nature,
dont la plupart sont aujourd'hui au musée de
Boulaq.
A Dendérah, déblaiement du grand temple
d'Hathor
et d'une partie des edifices environnants. A
Thèbes,
grandes fouilles au temple d'Ammon,
à
Karnak, à
Médinet-Abou, à
Deïr-el-Bahari, dans la plupart des
villages qui couvrent
aujourd'hui l'emplacement de la
grande
métropole égyptienne. A
Edfou, une ville
entière
s'était établie sur les
toits du temples et rendait l'etude
impossible; elle fut
transportée dans la plaine et le
temple sortit intact de son
linceul de décombres. Et je
ne fais que mentionner en passant
les recherches fructueuses
qu'il exécuta
lui-même ou fit exécuter tout le
long de la
vallée par son fidèle auxiliaire, le peintre italien
Louis Vassali, qu'il avait connu en 1858 et qui est
resté jusqu'en 1883 conservateur du musée de
Boulaq.
Saïd pacha, qui l'avait si bien soutenu, mourut en
janvier 1863, et Ismaïl pacha monta sur le trône. Le
nouveau souverain, tout occupé de grands desseins politiques,
n'attachait que peu d'importance à
l'archéologie;
il continua cependant les traditions
de Saïd et ne suspendit
point les travaux. Mariette,
nommé commissaire
égyptien à
l'Exposition universelle de 1867, transporta
à Paris
les plus belles pièces du musée de Boulaq,
et fit
connaitre à l'Europe émerveillée les
richesses
et les beautés inconnues de la civilisation égyptienne.

et une vigueur de
tempérament dont il avait parfois
abusé dans
l'ardeur de la recherche scientifique. Dès
1861, les
analyses médicales signalaient en lui les
germes de la maladie
terrible, le diabète sucré, dont il
devait mourir
vingt ans plus tard; le rude hiver de
1870, qu'il passa tout
entier à Paris, fit de l'athlète
d'autrefois un valétudinaire confirmé. Il
n'en continua
pas moins ses travaux:
Dendérah fut publié en six
volumes de 1870
à 1876,
Karnak et
Deïr-el-Bahari livrés au public, les
Monuments divers commencés.
En 1877, le
diabéte se déclara avec une violence telle,
qu'au mois de juin, Mariette, condamneé par les
médecins,
passa pour n'avoir plus que quelques jours
à vivre.
Il se rétablit pourtant, et cette reprise de
santé fut
marquée par un redoublement
d'activité; le deuxième
volume
d'
Abydos et le
Catalogue
général des monuments
trouvés
dans cette ville sont de cette époque.
Mais la maladie
était trop avancée déja pour qu'on
pût
faire autre chose qu'en retarder les
progrès. Mariette
songeait à rédiger enfin
les
Mastabas et projetait, dans
une lecture faite
à l'Institut en 1879, une longue série
de
travaux, sans paraître soupconner que ses jours
étaient comptés. Un dernier voyage en France,
qu'il
fit en 1880, acheva de l'épuise:
menacé de mort s'il
retournait en
Egypte, il prit la
mer contre l'avis des
médecins, gagna
Alexandrie,
puis
le Caire à grand' peine.
Un moment on crut avoir
conjuré le mal, mais ce fut
une illusion qui ne dura que
quelques heures; il mourut
le 17 janvier au soir, après une
agonie terrible de
huit jours, et fut enterré le lendemain. Les
derniers
travaux qu'il eût commandés
venaient d'amener l'ou-
Mariette avait rèvé de voir les collections
du
musée égyptien installées dans un monument
digne d'elles. Il avait laissé sur
place, dans le
site mème où ils avaient été
découverts, la plupart des grands monuments
que leur taille ne
permettait pas
de classer dans les galeries trop petites
du
musée de Boulaq. Malheureusement la
mort devait
bientôt enlever à la science
cet intrépide
travailleur, et son rève n'a
mème pas
été réalisé par son successeur
direct, M. Maspero.
C'est à M. Grébaut, deuxième
successeur
de l'illustre Mariette, que revint la
tâche
de mettre en valeur les collections
amassées
pendant tant d'années. M.
Grébaut
commenca cette œuvre de longue haleine:
45 salles renfermant bon nombre de nomuments
furent ouvertes au public en
1891.
Mais la maladie, la fatigue, devaient encore
arréter
les travaux du nouveau directeur,
et le 1
er mai 1892,
il me remettait des ma-

n'en sont pas
moins appelées à prendre dans
l'avenir une
extension plus considérable
encore; chaque année,
chaque mois elles
s'enrichissent d'objets nouveaux,
et il est
difficile de prévoir l'importance
qu'il sera
nécessaire de donner aux
bâtiments destinés
à renfermer des
documents aussi nombreux.
Quio qu'il en soit, quelles que
puissent
étre les découvertes, il est certain
que
dans quelques années, le palais de
Gizeh
lui-méme sera devenu trop petit.
Le musée des antiquités égyptiennes du
Caire est plus spécialement pharaonique. II
ne comprend les
périodes gréco-romaine et
copte que dans le but de
montrer comment
s'est éteint cet art si
spécial, si caractéristique,
qui se
développa dans la vallée du
Nil. Les
antiquités grecques, romaines et
coptes ont maintenant un autre
centre, elles
doivenet se réunir dans le musée
spécial à
ces époques,
créé en mai 1892 dans la ville
d'
Alexandrie. C'est là, dans la capitale
méme de l'
Egypte des Ptolémées, que se

tous sont
exposés au rez-de-chaussée, et
l'autre
renfermant les objets petits ou légers
qui ornent les salles du
premier étage.
L'entrée actuelle du musée ne correspond
pas avec cellc du palais d'Ismaïl pacha; une
porte a
été percée sur le coté droit de
l'édifice,
un escalier provisoire a
été construit,
et le visiteur, après avoir
franchi le vestibule,
entre de plain-pied dans les salles de
l'ancien empire.
Treize salles sont réservées aux monuments
des
premières dynasties. C'est là que
le
visiteur peut admirer les chefs-d'œuvre
de
l'art égyptien du cinquantième
siècle
avant notre ère, puis le moyen empire est
représenté par six salles ornées de
statues
et de bas-reliefs.
Les antiquités du nouvel empire occupent
dix-sept salles, et, en
les parcourant,
on arrive graduellement à la salle
gréco-romaine, qui renferme les principaux
monuments de
l'époque ptolémaïque,
et aux
deux salles coptes, dont l'époque

pierre et de bois, les
armes, les menus objets
royaux ou funéraires, les papyrus,
les
ostraca, les modèles de sculpteurs, les croquis
d'artistes, les meubles, les échantillons
industriels
et les textes d'architecture.
Là se termine la série pharaonique: les
salles
gréco-romaines et coptes lui succèdent;
la
dernière renferme tous les objets
étrangers
à l'art égyptien, mais cependant
découverts dans son sol.
A ces galeries il convient d'ajouter celles
spécialement destinées à la fameuse
découverte
des momies royales et à celle des
prètres d'Ammon.
Tel est, en quelques lignes, le musée de
Gizeh; telles sont les
collections renfermées
dans le vaste palais. Le visiteur
trouvera
bien certainement que le parcours d'un si
grand
nombre de salles est très pènible:
nous avons
cherché à diminuer sa fatigue
en placant sur les
murailles, dans chaque
salle, toutes les indications pour qu'il
ne
perde pas son chemin et puisse retrouver
MONUMENTS DU NOUVEL EMPIRE
(XVIIIe-XXXIe DYNASTIES)
Salles 22 à 34
Salle 22.
Outre un grand nombre de stéles, la salle 22
nous montre:
Centre de la salle.
145 — Calcaire. — XIX
e dynastie. —
Abydos.
Fragment de bas-relief portant le cartouche de Ramsés
II.
Les hiéroglyphes gravés sont péints en
bleu,
les figures de divinités sont
rehaussées d'or.
Sud de la salle.
146 et 147 — Granit
rose. — XIXe dynastie.
—
Louxor.
Deux avants-bras de colosse provenant d'une statue
de
Ramsés II.
148 — Granit rose.
Monstrueux scarabée. Le scarabée symbolisait
les
transformations par lesquelles la vie se conserve dans
la
création en se renouvelant sans cesse. C'est pour cela

que, comme
hiéroglyphe, il a les significations, contradictoires
au
premier abord, de “subsister” et de
“se
transformer”.
Entre les deux fenétres.
149 — Calcaire — Larg. 1m, 65, haut. 0m, 65.
— XXe dynastie.
Fragment de bas-relief du temps de Ramsés III,
représentant un chef des écuries royales
nommé Panuter-hon.
Salle 23.
Le long des murs, stéles et bas-reliefs.
Est de la salle.
150 — Calcaire — Haut. 0m, 92, larg. 0m, 52.
— XVIIIe dynastie. — Tell-el-Amarna.
Bas-relief représentant le roi Khounaten
(Aménophis
IV) faisant une offrande au disque solaire.
Les
rayons du soleil sont autant de bras qui transmettent
la
vie au roi et à la reine, et ramassent les offrandes
déposées sur l'autel (voir N. 207).
Au centre de la salle, des statues, des tables
d'offrandes
et un bassin de la XVIIIe dynastie, provenant
d'Elkab (N. 151).
Au milieu de la paroi nord, un fragment de
colonne (N. 152) de
Mitrahineh (
Memphis), au nom
d'un grand
prétre de Ptah.
Ouest de la salle.
153 — Granit rose — Haut. 1
m, 82, larg. 1
m, 18.
—
Fouilles de M. Morgan, en 1892, à
Memphis.
Deux statues assises sur le méme siége,
représentant
Ramsés II et le dieu
Rà-hor-khouti.
Est de la salle.
154 — Granit rose — Haut. 0
m, 87. — XVIII
e
dynastie.
—
Karnak.
Fragment d'une statue de porteur d'offrandes
(époque
d'Aménophis III). On peut
comparer ce fragment aux
porteurs d'offrandes de
l'école tanite (N. 133).
Salle 24.
Centre de la salle.
155 — Granit rose — Long. 3
m, 58, larg. 0
m, 65.
—
Fouilles du temple de
Memphis, en 1892. —
Mitrahinch. Barque sacrée du temple de Ptah, le plus bel exemplaire
qu'on connaisse de cette sorte de monument.
Modéle colossal d'un travail admirable, comme les
deux
statues du dieu que l'on verra dans la galerie nord
de
la salle 26.
Angle sud-ouest de la salle.
156 — Calcaire Haut. 0
m, 90. — XIX
e dynastie.
—
Fouilles du temple de Ptah, en 1892. —
Memphis.
Partie supérieure d'une statue coiffée
du scarabée
(voir N. 148). Le scarabée
était consacré à Ptah.
Est de la salle.
157 — Granit rose — Haut. 0m, 90, larg. 1m, 87.
—
Fouilles de M. Naville, à Bubaste.
Fragment d'inscription relative aux revenus du temple
de
Bubaste sous la XXIIe dynastie.
158 — Granit noir — Haut. 0
m, 88, larg. 1
m, 15.
—
XVIII
e dynastie. —
Erment (
Hermonthis).
Dans une expédition en Asie, Aménophis II avait
fait
prisonniers sept chefs syriens. Six furent pendus devant
les murs de Thébes et le septiéme à
Napata, en Nubie,
pour servir d'exemple aux
Ethiopiens.
Ouest de la salle.
159 — Calcaire — Long. 0
m, 95, haut. 0
m, 92.
— XVIII
e dynastie. —
Karnak.
Fragment de bas-relief portant des dates du régne
de
Thoutmés I, avec le cartouche au milieu, et, de
chaque
côté du cartouche, deux encadrements de forme
ovale, oû les éléments des
prénoms royaux de ce temps
sont assez curieusement
groupés.
Salle 25.
Cette salle a été appelée salle
éthiopienne, parce
qu'elle contient les monuments
des rois éthiopiens,
successeurs des rois-prétres
d'Ammon (voir salles
76–84) exilés de
Thébes, qui, vers 740 avant l'ére
chrétienne, reconquirent l'
Egypte et
rétablirent
à plusieurs reprises
l'empire thébain.
160 — Granit gris — Haut. 1m, 80, long. 1m, 84,
épais.
0m, 43. Mar., Mon. div., pl. 1 s;
Cat. Masp., p. 56. —
XXIIIe dynastie.
— Gebel Barkal (Napata).
Monument connu sous le nom de stéle de Piankhi.
Ce monarque
éthiopien y raconte comment il soumit
toute
l'
Egypte, qu'il trouva partagée entre un
grand
nombre de princes, dont plusieurs prenaient le cartouche.
161 — Granit gris — Haut. 2m, 15, larg. 0m, 70,
épais.
0m, 34. Mar., Mon. div., pl. 11
s.; Cat. Masp., p. 61. —
IVe
siécle avant l'ére chrétienne.
— Gebel Barkal
(Napata).
Stéle. — Le roi Horsiatef y raconte ses campagnes
contre les Madidi, dont il ravagea le pays. Il donna
une partie du
butin aux prétres d'Ammon de Napata et
restaura
les temples des villes de son royaume.
162 — Granit gris — Haut. 1m, 32, larg. 0m, 72. Mar.,
Mon.
div., pls. 7 et 8; Cat. Masp., p. 69. — XXVIe
dynastie.
— Gebel Barkal.
Stéle du songe. — Tonuatamen,
décidé par un
songe, part à la
conquéte de l'
Egypte. S'il faut en
croire son récit, il ne rencontra pas de résistance
bien
sérieuse jusqu'à
Memphis, dont il
s'empara. Mais,
ensuite, les princes du Delta
s'enfermérent dans leurs
forteresses, et le
monarque éthiopien dut les y assiéger.
Il parait
s'étre découragé, car il rentra
à
Memphis;
mais les princes égyptiens vinrent
alors lui faire leur
soumission.
Est de la salle.
163 — Granit gris — Haut. 1m, 62, larg. 0m, 71. Mar.,
Mon. div., pl. 9; Cat. Masp., 68. — Gebel Barkal.
Il s'agissait d'élire un roi. Les
délégués de
l'armée
se rendent au temple. Lorsque les
membres de la famille
royale passent devant la statue du dieu,
celle-ci
saisit Aspalout et
s'écrie: “C'est votre
roi!” Aspalout
acclamé va se faire couronner
par le dieu dans le sanctuaire.
Monument de
l'époque persane.
164 — Granit noir — Haut. 0m, 31. — XXVe
dynastie.
— Achat fait à Louxor.
Téte du roi éthiopien Taharqa ou Tahraka.
Non loin du N. 164 on peut remarquer une
stéle en granit
rose, percée de quatre trous Cette
pierre fut
employée dés l'antiquité
dans les fondations
d'une maison, et les trous indiquent
probablement
la trace des crampons d'attache. Elle
porte un écrit d'Ammon, rendu par le dieu en
faveur de Shishonq, gendre et héritier
du dernier
roi de la XXIIe dynastie tanite.
Ouest de la salle.
165 — Granit rose — Haut. 1m, 24, larg. 0m, 69. Mar.,
Mon. div., pl. 10; Cat. Masp. p. 66. — Gebel Barkal.
Stéle de l'excommunication. — Le nom du
roi est
mutilé. Epoque persane.
Le roi avait fait passer par le feu des gens qui
avaient commis le
crime de manger crue de la viande
de sacrifice, contrairement au
rite qui ordonnait qu'elle

fût
cuite. Cette secte abominable fut punie jusque dans
ses
descendants, auxquels le roi interdit d'entrer jamais
dans le temple d'Ammon.
166 — Granit noir — Haut. 1m, 20. — XIXe
dynastie.
— Louxor.
Téte d'une statue colossale de Ramsés
II.
Centre de la salle.
167 — Granit rose — Haut. 1m, 42. — XIXe
dynastie.
Groupe au nom de Ménephtah, le Pharaon de
l'Exode.
168 — Calcaire — Long. 2
m., larg. 0
m, 96. —
XX
e dynastie.
—
Abydos.
Stéle de Ramsés IV. Mention des
67 années de
Ramsés II (ligne
23).
Paroi est de la salle.
169 et 171 —
Calcaire — Haut. 1m, 15, 0m, 95 et
0m, 95, larg. 0m, 83, 0m, 38 et 0m, 55.
Bas-reliefs; fragments rapportés par M. Maspero
d'un tombeau de la XVIIIe dynastie,
voisin des grandes
pyramides, et démoli par des
bédouins en 1883.
“169. Ti, sœur du défunt
Ptahmaï, présente un
vase à son frére et à sa
belle-sœur; derriere elle, une
chanteuse
qu'une joueuse de viole et une harpiste accompagnent
de
leurs instruments. Deux des fils, Phtahônkh
et Nanofir,
assistent à ce spectacle. Ce troisiéme
registre
est occupé par la construction d'un
naos; un ouvrier

en sculpte les
détails, tandis qu'un aide va chercher des
matériaux.
“170. Scénes funéraires. Au premier
registre, des
serviteurs qui portent des fleurs et des fruits;
des
pleureuses, un sacrificateur qui traine un veau. Au
second, d'autres serviteurs portent les fauteuils, les
canopes, les caisses à provisions.
“171. Quatre registres: 1o
Préparation des pains
d'offrandes et
sacrifice du bœuf; 2o Kaka, Hori et
Phtahmos, fils de Phtahmaï, sont assis
devant un
monceau de provisions; 3o Un coffre
rempli de pains,
et à côté un
personnage qui transvase le vin dans des
amphores. Une petite femme
danse en lancant des
baisers et en faisant des gràces.
De toutes les figures,
c'est celle qui rappelle le mieux
le type connu par les
tombeau de Telle-el-Amarna: elle est
d'une souplesse
et d'une
légéreté exquise; 4o Transvasement du vin dans
des jarres, qu'un
serviteur tient en équilibre au moyen
d'un
crochet de porteur d'eau.” (MASPERO).
172 et
172 bis —
Calcaire — Haut. 1
m, 37, larg. tot.
2
m, 80. —
Saqqarah (
Memphis).
“Bas-reliefs extraits du tombeau de Hor-Min. A
gauche, Hor-Min est devant deux des quatre
génies des
entrailles. Hathor, debout dans son sycomore,
verse
l'eau de purification que boivent Hor-Min et la
dame
Maï. L'àme du
défunt, prenant également sa part de
l'eau sacrée, est
représentée au pied de l'arbre.
“Un autre tableau représente Hor-Min assis sur
un
grand siége. La dame Maï est à
ses pieds. Des personnages
de sa maison lui apportent des offrandes
de toutes

sortes; une oie,
un veau, des fleurs, des parfums, des
liquides.
“Nous assistons à droite à la
cérémonie funèbre. Le
cortège est en marche. Des esclaves, tète
rasée, portent
les coffres, les tables dont on va garnir
le tombeau. Des
pleureuses les suivent. Après elles
marchent les génisses
que l'on va immoler.
Vient ensuite le catafalque
contenant la momie couchée
et posée dans un bateau
que des prètres et la
dame Maï elle-même portent sur
leurs
épaules. Suit un groupe d'assistants. On a
représenté
plus loin une coupe des diverses
chambres de
l'édicule mortuaire. Des tables
d'offrandes y sont déposées.
Des
hommes les traversent avec des gestes de
douleur. Quelques
scènes extraites du Rituel
couronnent
ces curieux bas-reliefs.” (MARIETTE).
“Bas-relief. Scène de funérailles. Des
femmes sautent
avec les plus étranges contorsions;
d'autres font retentir
une sorte de
tympanum. Des hommes marchent à
grands pas en
agitant une tige de roseau. Ces danses
funèbres sont
encore pratiquées aujourd'hui dans la
plupart
des villages de la Haute-
Egypte. Ce que le basrelief
de
Saqqarah
n'a pu rendre, ce sont les hululations
discordantes dont
ces danses sont accompagnées.” (M
ARIETTE).
Enfin, au milieu du passage qui conduit de la
salle 25 aux galeries
de la salle 26:
174 — Albâtre —
Haut. 1
m, 67. Cat. Mar., N. 866;
Cat. Masp., p.
52. — XXV
e dynastie. è
Karnak. “Cette jolie statue représente la reine Ameniritis,
fille du roi Kashta et soeur de Sabacon. Les
formes
un peu longues et grêles sont chastes et
délicates: la
tête, surchargée de
la grande perruque des déesses, est
d'une
expression un peu morne. Le socle est de granit
gris;
l'inscription donne le nom et les titres de la reine.
Les deux noms martelés sont ceux de Sabacon et de
Kashta, que les monarques de la XXVIe dynastie
considéraient
comme des usurpateurs.” (MASPERO).
Salle 26.
Galerie sud-ouest de la salle.
175 — Granit gris — Haut. 0
m, 80. è XXX
e
dynastie (?).
—
Pithom. Buste provenant des fouilles de M. Naville à
Pithom,
ville où les Hébreux travaillèrent
pendant l'oppression
qui précéda
l'Exode.
176 — Syénite — Haut. 1
m, 05. Nav.,
Bubastis, pl. 15.
— XIX
e dynastie. —
Bubaste.Téte de Ramsès II, coiffé du
diadème atef (cornes de
bélier supportant le disque avec deux plumes
d'autruche).
177 — Syénite —
Haut. 1
m, 45. Nav.,
Bubastis,
pl. 16.
— XX
e dynastie. —
Bubaste. Buste du roi Ramsès IV.
Galeric ouest de la salle.
178 — Granit rose — Haut. 2m,
45. — XIXe dynastic.
—
Louxor.
Cynocéphale provenant du soubassement de
l'obélisque
que de Louxor. Règne
de Ramsès II.
Joli groupe représentant un frère et une soeur
assis
sur un siège commun. Le frère
s'appelait T'ai et la
soeur Naîa. Ils sont tous deux
vêtus à la mode du beau
temps de
Ramsès. T'ai a la longue robe, bouffant aux
manches et se terminant par-devant en tablier; Naîa
porte la grande chemise collante. D'énormes
perruques
à longue tresse couvrent la tête de
nos personnages.
“Deux petites scènes gravées ornent la
partie antérieure
du siège. Une image
d'Osiris assis devant un
autel est le sujet de la
première. La seconde nous
montre
T'aï et Naïa recevant les offrandes
funébres
que la piété des parents
a déposées dans le tombeau oò
notre groupe a été trouvé. Enfin,
derrière les deux
statues, a été
gravée une représentation des deux
mêmes
personnages assis, recevant l'hommage
d'une prêtresse
attachée au culte
d'Ammon, et nommée Tanor.
“Ce morceau appartient à la XIXe dynastie. Les
profils des personnages gravés sur
le dos du siège
rappellent le temps de Séti
I, les deux statues assises
ont, au contraire, tous les
caractères de la physionomie
douce et
épanouie, qui est le cachet de la belle tête
royale, que je crois étre celle de Ménephtah,
petit-fils
de ce même Seti I.” (MARIETTE).
180 — Albâtre —
Diam. 0m, 38. — XXe
dynastie. — Tell-el-Yahoudi.
Fûts de colonne provenant d'un palais de
Ramsès III.
Deux autres morceaux semblables, de l'autre
côté.
“Fragment d'un pilier extrait de la tomb de
Neferhotep,
fils de
Houï, fonctionnaire de
Memphis sous un
des
rois de la XIX
e dynastie.
“Ce pilier est richement décoré. Sur
deux de ses
côtés, sont sculptés
deux grands Tat surmontés de la
couronne Atef; deux âmes
coiffées du disque sont debout
au sommet de cette
coiffure symbolique, un autre grand
Tat orne la face principale. II est
surmonté du chapiteau
naoforme à
tête d'Hathor. La quatrième face a
disparu.” (MARIETTE).
182 — Grès rouge —
Haut. 1
m, 05, long. 0
m, 50,
prof.
0
m, 65. —
Karnak (Thèbes).
“Pilier quadrangulaire gravé sur les quatre
faces.
Ramsès II, deux fois
représenté à genoux, fait
l'offrande
du vin à Ammon et à
Month.” (MARIETTE).
183 — Granit noir — Haut. 0
m, 80. — XIX
e
dynastie.
—
Karnak
(Thèbes).
“Ammon et Maut, les deux divinités principales
de
Thèbes, assises sur un grand siège
à dossier. L'inscription
gravée
sur le devant constate que ce monument a

été exécuté par
l'ordre de Séti I, XIX
e
dynastie. Le
cartouche-prénom (
Ra-men-ma) ne s'écarte pas de la
forme ordinaire; mais le cartouche-nom a été
réduit à
sa plus simple expression
(Seti).” (M
ARIETTE).
184 — Calcaire — Haut. 2
m, 62, larg. 1
m, 07.
— XX
e dynastie.
—
Abydos. Grande stèle contenant une prière
adressée par le
roi Ramsès IV aux
divinités d'
Abydos.
Gallerie nord, angle nord-ouest et nord-est
de la salle.
185 et
186 —
Grès siliceux — Haut. 2
m, 05 et
3
m, 15. — XIX
e dynastie. — Fouilles
exécutées sous la
direction de M. de Morgan,
en 1892, dans le temple
de Ptah à
Memphis (Mitrahineh).
Magnifiques statues de Ptah (Vulcain), dieu de
Memphis.
Ce sont les
plus remarquables statues divines
qu'on ait encore
trouvées en Égypte.
On lit derrière la statue de l'angle nord-ouest:
“Paroles du trés puissant Ptah,
chef des deux terres:
“Je fais don de toute vie et prospérité,
de toute force,
“au seigneur des deux terres
Usormarâsotpenrâ, seigneur
des
diadèmes, Ramsès Méiamoun,
vivificateur.”
Aux pieds de la statue de l'angle nord-est:
“Usormarâsotpenrâ (prénom de
Ramsès II), vivificateur
aimé de Ptah
Risanbouf.”
Derrière la statue:
“Paroles de Ptah Risanbouf,
maître qui vivifie les
“deux terres:
“Je donne multitude de panégyries (fêtes
de renouvellement;
ces paroles s'appliquent bien
à Ramsès II,
“dont les
années se renouvelèrent tant de fois, et dont
“les enfants se multiplièrent) au seigneur des
deux
“terres Usormarâsotpenrâ,
seigneur des diadèmes,
“Ramsès
Méiamoun, vivificateur.”
187 — Granit noir — Haut. 0
m, 80. —
Tanis
(Sân).
“Partie supérieure d'une statue
représentant un roi,
le bras gauche étendu,
la main droite tenant sur la
poitrine le sceptre hyk. Le roi est sans barbe; sa tête
est
couverte de la grosse perruque autour de laquelle
s'enroule une bandelette terminée par des uroeus.
La
finesse des traits de ce personnage est à remarquer.
On
voit sur le dos du siège un commencement de
légende
qui ne nous dit malheureusement pas de quel roi
ce joli
monument nous conserve les traits.” (MARIETTE).
188 — Fragment granit gris —
Haut. 1
m, 26, larg.
0
m, 95.
Mar., N. 873; Cat. Masp., p. 426. — Du grand
temple de
Karnak. Fragment d'une magnifique statue qui
représentait
Aménophis II assis,
coiffé du claft.
189 — Calcaire — Haut. 0
m, 53, larg. 0
m, 34, prof.
0
m, 17. —
Memphis (Grandes pyramides).
“Naos, ou plutôt stèle
épaisse avec la figure du défunt
en
haut-relief. Celui-ci est représenté à
genoux, les

mains
levées. II s'appelait
Nekht, et avait le titre assez
singulier de
premier royal fils d'Ammon. Des deux
pierres
gravées sur le pourtour du monument, l'une,
celle de gauche, est une invocation
au soleil
lorsqu'il
brille à l'horizon
oriental; l'autre, celle de droite,
lorsqu'il se couche pour la vie
divine. Par là les
Égyptiens marquaient
les deux termes des pérégrinations
de
l'ame dans l'autre monde. Le soleil qui se
couche symbolise la mort; le soleil qui se lève est
l'image de la resurrection de l'àme et
de l'immortalité
promise aux justes.
“Le frère de Nekht était un
deuxième prêtre de
Khons, nommé
Schaî (XVIIIe
dynastie).” (MARIETTE).
190 — Grès statuaire
— Haut. 0
m, 57. —
Karnak
(Thèbes).
“Les particuliers, comme les rois, avaient un droit
dont
les limites ne sont pas encore bien définies, celui
de
consacrer leurs propres statues dans les temples. En
ce cas, bien
qu'ils fussent vivants, leur nom propre est
presque
toujours suivi des mots le véridique,
qui, habituellement,
ne s'appliquent qu'aux
morts. Le plus souvent
encore, on trouve gravée sur
l'une des parties de
la statue la formule fait pour les louanges du roi,
que nous
avons discuté autre part.
“Les fragment que nous décrivons ici provient
d'une
statue qui a eu cette destination. La
tête, heureusement,
est d'une parfaite
conservation. Elle appartient à la XIIIe
dynastie, et déjà l'on peut voir, par
la comparaison de
cette tête avec celle des statues
voisines, la différence
qui distingue les deux arts et
la supériorité du plus
ancien sur le plus
nouveau.
“Un reste de la légende, gravé sur le
dossier,
montre que le personnage dont nous avons
l'image sous
les yeux était un noble chef. Un commencement de
prière à Ammon-Ra se lit sur le devant; le nom du
dieu
a été martelé, puis
gravé de nouveau après la chute des
usurpateurs de la XVIIIe dynastie.” (MARIETTE).
191 — Calcaire — Haut, 0
m, 70. —
Karnak. Tête de roi. Les yeux incrustés ont disparu.
Elle
provient du temple de
Karnak, et,
d'après les souvenirs
de M. E. Brugsch, a
été trouvé dans le même lieu
que
la tête dite de Taïa (N. 196).
192 — Granit rose — Haut. 0
m, 77. —
Karnak. Buste du roi Thoutmès III, de la XVIII
e dynastie.
“Belle stèle funéraire au nom Amen-mès. Le défunt,
suivi de ses deux filles et de sa mère, se
présente
devant Osiris. Les mains des suppliants sont
pleines de
fleurs de lotus, symbole de la renaissance promise
aux
morts; les femmes en portent sur la tête,
arrangées en
élégantes coiffures.
Plus bas, une table chargée de toutes
sortes de choses
est placée entre deux groupes formées
d'Amenmès, de son frère et de ses deux
soeurs. Une de
ces dernières, Anaï, a près d'elle un singe
qui joue.
“Le monument est exécuté dans le grand
style qui
distingue les règnes de Thoutmès et
d'Aménophis.
Quoique le nom
d'Ammon n'y soit pas martelé, je
le
croirais de la XVIIIe dynastie.”
(MARIETTE).
194 — Calcaire — Haut. 1
m, 17. Cat. Mar., N. 900;
Cat. Masp., p. 44.
— XIX
e dynastie. —
Saqqarah. Statue de Khaï gardien du trésor de la chapelle
funéraire
de Ramsès II. Khaï
assis, enveloppé dans sa
longue robe, tient devant lui
un petit naos renfermant
une image d'Osiris. Sur le
pilier, prière à Ptah, à Osiris,
etc. (voir le numéro suivant).
195 — Calcaire — Haut. 1m, 10. Cat. Mar., N. 901;
Cat. Masp., p. 45.
Autre statue de Khaï, dont il est fait mention dans
l'inscription de la première.
Le naos du N. 195 renferme une image du dieu Rà.
196 — Granit gris — Haut. 2
m, 65. —
Tanis. “Magnifique colosse, représentant un roi assis.
Nous
n'hésitons pas à attribuer ce
monument à la XII
e dynastie
tie
malgré les cartouches de Ramsès II qui les
couvrent.
L'usurpation est evidente sur les deux
còtés du siège,
où les
deux Nils, liant autour du caractère
sam les tiges
symboliques de la Haute et de la Basse-
Egypte,
sont
d'une autre main et d'une main plus
ancienne que les
cartouches du roi qui s'en approprie le
monument”
(M
ARIETTE).
197 — Granit noir — Haut. 0
m, 77. Cat. Masp., p. 425.
—
Karnak. Charmante tête de Pharaon adolescent, que Mariette
attribuait à Menephtah.
“La comparaison avec d'autres monuments
m'a
conduit à y reconnaître le
portrait du Pharaon Horemheb.” (MASPERO).
198 — Calcaire — Haut. 0
m, 80.
Cat. Masp., p. 425.
— XVIII
e
dynastie. —
Karnak.Superbe tête connue sous le nom de Tête de Taïa,
que Mariette lui a
donné, bien que rien ne confirme
cette attribution (Cfr.
le N. 191).
199 — Calcaire. — XIXe dynastie.
Groupe d'un homme et d'une femme assis sur le
même
siège. On remarquera la robe
plissée de la femme, et le
vêtement de
l'homme, plissé surles
còtés, uni par devant.
L'inscription gravée derrière le
siège contient une
prière pour le
défunt, officier d'archer, Nebheh, mâkherou
(voir N. 8), et pour la
défunte, chanteuse d'Ammon,
Bakairti (ce dernier nom écrit
moitié en hiéroglyphes,
moitié en
écriture cursive hiératique).
L'inscription est
composée d'une
manière assez singulière; plusieurs
signes
sont irrègulièrement tournès.
200 — Granit noir — Haut. 0
m, 81. Cat. Mar., N. 795;
Cat. Masp., p. 63.
— XVIII
e dynastie. —
Abydos. Naos. La cavité est remplie par l'image du
grand
prêtre Phtah-Mes, qui porte
les cartouches de Thoutmes
III, gravés sur
l'épaule et la poitrine.
201 — Calcaire — Haut. 0
m, 90. Cat. Masp., p. 425.
—
Karnak. Un buste, fragment d'une statue royale très
soignée,
du style de la XVIIIe
dynastie.
Galerie est de la salle 26.
202 — Granit rose — Haut. 1
m, 75. —
Karnak Statue de Thoutmès III, brisée par en bas.
203 — Calcaire blanc — Haut.
1
m, 23. Mar.,
Abydos,
t. II, pl. 51; Cat. Masp., p. 53. — XIX
e dynastie.
Hori est en adoration devant Anubis. Au premier registre,
c'est le roi Séti I, au temple duquel Hori
était
attaché, qui fait offrande à
Osiris et à Isis.
204 — Calcaire. — Haut 0m, 90, larg. 1m, 78.
— XVIIIe dynastie. — El Hibeh, près de Feshn.
Bas-relief portant le prénom du roi Thoutmés I.
205 — Calcaire — Gournah, 1889.
Statue de scribe accroupi, lisant le rouleau qu'il tient
ouvert sur ses genoux. II porte l'encrier sur le dos.
Au
nom de Amenhotep. Style du commencement de la
XVIIIe dynastie. Le nom d'Ammon a été
martelé.
206 — Calcaire blanc — Haut.
2m, 35. Cat. Masp.,
p. 422.
Belle statue d'Aménophis II. Les yeux sont
rapportés,
les détails du vêtement
sont d'une finesse admirable.
207 — Calcaire — Haut. 1m, 30, larg. 0m, 50.
— Don
de M. Wilbour.
“Cette stèle, découverte en 1882
à Hadji Qandil, est
un morceau unique ou peut
s'en faut (voir N. 150).
Elle représente le
roi
Khounaton (Aménophis IV) en
adoration devant le disque solaire rayonnant. Khounaton,
monté sur le trône à la mort
d'Amenhotpou III, s'inquiéta
du
développement extraordinaire que les largesses
de ses
prédécesseurs avaient donné au culte
d'Ammon
et à la puissance des
prètres de ce dieu. Le grand prêtre
d'Ammon thébain était le second
personnage dans l'Etat

et devait
ètre souvent tenté d'aspirer au premier
rang.
Khounaton crut que le meilleur moyen de réagir
contre
l'usurpation était
d'imposer à l'Etat un nouveau dieu
et une nouvelle capitale. II prit pour divinité
protectrice
le disque solaire, Aton, qu'on a confondu
bien à tort
avec le dieu syrien Adonis, et qui
n'est autre qu'une
des formes les plus
anciennes d'un des plus anciens
dieux de
l'
Egypte, Rà d'Héliopolis.
II lui construisit
une ville et un temple sur la rive droite du
Nil, sur
l'emplacement des villages actuels de
Tell-el-Amarna
et d'Hadji Qandil, et prit le nom de
Khounaton,
splendeur
du disque solaire, au
lieu de celui d'Amenhotpou
qu'il avait
porté jusqu'alors. Les tombeaux et les ruines
montrent à quel degré de splendeur parvint la
ville
nouvelle, pendant les quelques années que dura
son
existence. Thèbes fut abandonnée, le dieu
Ammon proscrit
et son nom effacé sur tous les monuments
antérieurs;
un temple d'Aton
s'éleva à
Karnak, en face du
sanctuaire
d'Ammon, à l'endroit
oò se dressent aujourd'hni
les
pylônes d'Harmhabi. Ce retour aux anciens
cultes
solaires était trop factice pour que
l'effet en persistàt
longtemps. Le culte
d'Aton dura quelques années à
peine après la mort de son fondateur; Thèbes
reprit le
dessus, et la ville de Tell-el-Amarna perdit
Pimportance
qu'elle avait prise.” (M
ASPERO, Cat., p. 420–422).
208 et
209 — Granit
rose — Haut. 2
m, 25. Cat.
Masp., p. 74. —
Abydos. Parois latérales d'une porte enlevée
autrefois du
temple d'Osiris à
Abydos et
abandonnée à Belianeh sur
la berge du fleuve.
Apportées au musée en avril 1882.
Le roi Ramsès II, debout, fait offrande à
l'emblème
d'
Abydos.
210 — Granit gris. — XVIII
e dynastie. —
Karnak. Statue de la déesse à tête de lionne. Du
temple de la
déesse Maut, à
Karnak. Cartouche
d'Aménophis III. —
Les voyageurs
du siècle dernier ont vu en place plus
de cent cinquante
de ces statues. Tous les musées en
possèdent
de la mème provenance.
La déesse à tête de lionne
s'appelle Sekhet; elle
détruit
les ennemis du soleil et ceux du roi.
211 — Granit rose — Long. 0
m, 74, larg. 0
m, 50. Cat.
Mar., N. 97; Cat. Masp., p. 25. — XVIII
e dynastie.—
Karnak. Table d'offrandes consacrée par le roi
Thoutmès III
à son père
Ammon-Rà, lors de la construction d'une
des
salles du temple de
Karnak. Le temple de
Karnak est
appelé
Rà-men-kheper-khou-mennou.212 — Calcaire — Haut. 0
m, 00. — XVIII
e dynastie.—
Karnak. Fragment d'une statue accroupie, au nom du scribe
royal
et architecte Aménophis, qui travailla
pour
Aménophis III, constructeur du temple de
Louxor,
des colosses de Memmon, etc.
213 — Granit noir — Haut. 1
m,
SO, larg. 0
m, 75. Mar.,
pl. 11. — XVIII
e dynastie. —
Karnak. “Cette st—le renferme un poème
composé pour célébrer
les
victoires de Thoutmès III. Ce roi y est
représenté
adorant le dieu (Ammon), qui lui
répond:
“Je suis venu, je t'accorde
d'écraser les princes de
la
Phénicie du Nord; je les jette sous tes pieds à
travers
leurs contrées; je leur fais voir ta
Majesté, telle qu'un
seigneur de
lumière, lorsque tu brilles sur leur tête
comme mon image.
“Je suis venu, je t'accorde
d'écraser les barbares
d'Asie,
d'emmener en captivité les chefs de la Syrie
Creuse; je leur fais voir ta Majesté couverte de ta
parure de guerre, quand tu saisis tes armes sur le char.
“Je suis venu, je t'accorde d'ecraser la
terre d'Orient;
la Phénicie et Chypre sont
sous la terreur; je leur fais
voir ta Majesté, etc.
“Je suis venu, je t'accorde
d'écraser les peuples qui
résident
dans leurs ports, et les còtes de la Cilicie tremblent
sous la terreur; je leur fais voir ta Majesté, etc.
“Je suis venu, je t'accorde
d'écraser les peuples qui
résident
dans leurs iles; ceux qui vivent au sein de la
mer sont sous tes
rugissements; je leur fais voir ta
Majesté, etc.
“Je suis venu, je t'accorde
d'écraser les Libyens;
les iles des Danaens
sont au pouvoir de ta volonté; je
leur fais voir ta
Majesté, etc.
“Je suis venu, je t'accorde
d'écraser les contrées maritimes;
tout le pourtour de la grande zone des eaux
est lié
à ton poing: je leur fais voir ta Majesté, etc.
“Je suis venu, je t'accorde
d'éeraser les peuples qui
résident
dans leurs lagunes, de lier les Bédouins,
maîtres des sables, en captivité; je leur fais
voir ta
Majesté, etc.
“Je suis venu, je t'accorde d'ecraser
les barbares de
Nubie; jusqu'aux peuples de Pit, tout
est dans ta
main; je leur fais voir ta Majesté semblable
à tes deux
frères Hor et Sit, dont
j'ai réuni les bras pour assurer
ta
puissance.”
“Cette partie du poème était devenue si
célèbre
qu'on la copia sur
d'autres monuments pour célébrer

les exploits de
Séti I et de Ramsès III.” (M
ASPERO,
Cat., p. 72–74).
214 — Granit noir — Haut. 1
m, 85. —
Karnak. Belle statue de Thoutmès III, assis. Le buste seul
était
exposé à Boulaq. En
classant, d'après la matière et le
travail, de nombreux fragments conservés dans les
magasins, nous avons pu faire compéter un certain
nombre
de monuments déjà exposés. Une
vingtaine de
fragments, rapportés en
différentes années et tirés de
différent magasins, ont compléte à peu
près la statue
de Thoutmès III; il ne
manquait que les pieds qui ont
été refaits en
ciment peint.
215 — Granit rose — Haut. 2m, 08, larg. 1m, 15.
—
XVIIIe dynastie. — Gournah.
Belle stèle de Pu-m-rà,
deuxième prophéte d'Ammon.
Galerie sud-est de la salle.
216 — Calcaire — Haut 1
m, 98, larg, 0
m, 97. Cat.
Mar., N. 72; Cal. Masp., p. 45. — XIX
e dynastie.—
Saqqarah. Stèle d'Anaouaa.
Prière au soleil.
217 — Granit noir — Haut, 1
m, 60, larg. 0
m, 57. Mar.,
Mon. div., pl. 63
b.
— XVIII
e dynastie. —
Benha. “Le serpent possédait, avec des influences
funestes
dont on se gardait par divers amulettes, des vertus
protectrices qu'on essayait de tourner au profit de
l'humanité.
Aujourd'hui encore,
dans beaucoup de villes
égyptiennes, chaque maison a son
serpent qui lui sert de

génie
protecteur; dans l'antiquité, non seulement
les
maisons, mais les temples, étaient sous la garde
d'un
esprit familier de cette espèce. Le
monument N. 217
représente le serpent protecteur du
temple de Horkhontkhiti
dans la ville d'
Athribis; il a
été érigé par le roi
Amenhotpou III, dont il porte les cartouches.” (M
ASPERO,
Cat., p. 418–419).
Dans la cour comprise entre les galeries de la
salle 26, on peut
signaler:
Deux tètes de colosses en granit rose (XVIII
e ou
XIX
e dynastie), trouvées
en 1887 et 1888 dans les
ruines du temple de Mitrahineh (
Memphis);
une
grande stèle (grès siliceux) du roi
Khounaten (voir N
os 150
et 207) usurpée par le roi
Hor-mheb (XVIII
e dynastie).
Trouvée en 1883.
Un fragment (grès compact) d'un petit
obélisque
au nom du roi Ramsès IV,
acheté au Caire en
1887, et provenant probablement
d'Héliopolis. Un
tambour de colonne en granit
rose avec inscription
historique au nom de
Ménéphtah, qui vainquit, en
l'an v
de son règne, les Libyens coalisés avec les
peuples de la mer.
Galerie 27.
La galerie 27 contient une collection de stèles et
d'inscriptions de la XVIII
e à la
XX
e dynastie, provenant
pour la plupart des
nécropoles d'
Abydos et de
Saqqarah.
218 — Calcaire blanc — Haut. 1m, 28, long. 8m, 25.
Mar., Mon. div., pls. 57 et 58; Cat. Masp., p. 432. —
Saqqarrah, 1861.
Célèbre table de
Saqqarah, provenant du tombeau
de
Tounari, découverte à
Saqqarah en 1861. Ce
monument
offre une importance exceptionnelle. Tounari
énumère une longue suite de rois d'
Egypte
auxquels
il rend hommage. Ce sont des rois des I
re,
II
e, IV
e,
V
e, VI
e, XI
e, XII
e, XVIII
e, XIX
e dynasties.
(Tounari a
vécu sous la XIX
e dynastie).
Sa liste ne commence pas
par Ménès, comme celle
du grand temple d'
Abydos,
mais par Méribipen,
quatrème roi de la I
re dynastie.
219 — Calcaire — Haut. 1
m, 45. Cat. Mar., N. 1005. — XIX
e dynastie. —
Abydos. “Stele ayant servi d'épitaphe dans le
tombeau d'un
habitant d'
Abydos. Celui-ci
s'appelait
Ounnefer. II
était premier prophète d'Osiris dans le
temple principal
de cette ville. Sa Soeur
Taîa, surnommée
Neferarit,
occupait la charge de supérieure des
recluses dans le
même temple. Ce monument est
élevé à la mémoire
d'
Ounnefer par ses deux
frères
Pirahotep et
Minmès. Le premier était nomarque, le
second premier prophète
d'Osiris, comme le
défunt lui-même.” (M
ARIETTE).
220 — Granit rose — Haut. 1
m, 60, larg. 0
m, 80,
épais.
0
m, 32. —
Saqqarah. Stèle gravée sur les quatre côtés
au nom du préfet
comte Rahotep. Offrande à Osiris
et à Hapi, à tête de
taureau
(Apis).
Cour 28.
221 et
222 — Granit rose
— Haut. 1
m, 20, long.
2
m, 50. Cat. Mar., N. 3; Cat. Masp., p. 24. — XVIII
e dynastie. —
Karnak. Deux
sphinx portant les cartouches de Thoutmès III.
223 — Granit rose — Haut. 3
m, 75. — XII
e
dynastie.
—
Abydos. Colosse au nom d'Ousortesen I.
224 — Granit rose — Haut. 2m, 92. — Aboukir.
Statue colossale usurpée par Ramsès II.
225 — Granit gris — Haut. 2
m, 40. —
Tanis. Statue colossale usurpée par Ramsès II.
226 — Granit noir — Haut. 2
m, 10, Cat. Mar., N. 1007;
Cat. Masp., p. 26.
—
Tanis..
“Roi assis, sans barbe, probablement de la XIIIe ou
de la XIVe dynastie. Ramsès
II a usurpé cette statue et
y a fait graver son
nom.” (MASPERO).
227 — Granit rose — Haut. 3
m, 30, Cat. Mar., N. 1006.
— Fouilles de
Mariette à
Tanis. Statue colossale, refaite de trois fragments, usurpée
par
Ramsès II.
Galerie 29.
Bas-reliefs de la XVIIIe à la XXe dynastie.
“A còté des tombeaux de Tounari (voir N.
218)
de Phtah-mès et d'autres fonctionnaires
memphites de
la XIXe dynastie, existent les ruines
de l'édicule funéraire
d'un
autre personnage du rang le plus élevé,
nommé Hor-em-heb. Une salle de cet
édicule était
soutenue par huit petites colonnes
unies, sur lesquelles
étaient comme attachés,
à hauteur d'homme, de petits
tableaux
rectangulaires. Ce sont quatre de ces tableaux,
sauvés de la
destruction des colonnes, que nous offrons
ici au visiteur.
“Le tombeau de Hor-em-heb fait naître un
problème
historique que nous ne savons pas encore
résoudre.
Hor-em-heb a occupé
évidemment les charges les plus
importantes. Aux titres
vagues de
noble chef, de
grand des grands, de
supérieur des supérieurs, il
joint ceux
de
grand chef des soldats, de
chef
des
chefs des soldats du roi, d'
envoyé à la tête de ses
soldats
vers le Nord et vers le Sud. Le rôle militaire
d'Hor-em-heb ressort avec évidence de ce seul
énoncé
de ses charges; mais ce qui rend
subitement ce personnage
plus interessant encore, c'est que
quelquefois il
apparaît sur les parois de son tombeau avec
l'urœus sur
le front, comme s'il avait
régne. Régna-t-il en effet?
Une
révolution militaire porta-t-elle pour quelques

jours le
général heureux sur un trône
éphémère? Nul
ne saurait le dire
encore.
“Aucune indication monumentale ne permet de
préciser
la place qu'occupe Hor-em-heb dans
l'histoire de
la XIXe dynastie. Le style
des figures et des hiéroglyphes
n'est certes pas
celui de Séti I et de Ramsès II.
Il est
vraisemblable qui les quatre piliers dont nous
nous occupons sont du
même temps et peut-ètre de la
même
main que la belle stèle d'Anaoua, N. 216.”
(MASPERO,
Cat., Nos
905–908).
230 — Grès rouge —
Haut. 0m, 93, long. 1m, 20. —
Rec. du musée, t. I, pl. 17.
“Reste d'un bas-relief représentant le roi
Aménophis
III devant le dieu Ptah.
Nous avons tiré ce beau
fragment des ruines du temple de
Mitrahineh, en
1888, non loin de la liste des nomes de
Ramsès II.
“La table archaïque, N. 7, a été
trouvée à vingt
mètres de
là, enfouie très profondément.
C'est donc la
XVIIIe dynastie, qui, sur
l'emplacement du sanctuaire
de l'ancien empire, a
rebâti le temple dont Ramsès II a
continué la décoration (voir Nos
185 et 186).” (GRÉBAUT).
Salle 30.
231 — Grès — Haut. 1m, 65. — Rec. du
musée. t. I, pl. 1.
— XVIIIe dynastie. — Gournalr, 1887.
Statue peinte de
Mut-Nefert. Le roi
Thoutmès II
l'a fait sculpter pour cette reine,
sa mère. Trouvée en

1887, au sud de
Ramesseum, dans les ruines d'un petit
temple auquel nous
avons donné le nom du prince Oudjmès,
qui parait
y avoir été vénéré.
“La reine
Mut Nefert (Cfr. M
ARIETTE,
Karnak,
page
59) est assise, vêtue de la longue robe blanche, qui
moule
ses formes; une grosse perruque couvre sa tète.
Les chairs
sont peintes en jaune.
“L'ensemble est chaste, de bonnes proportions. La
mutilation du nez n'empêche pas de remarquer la
douceur
du visage, éclairé par de grands yeux.
“Il n'est pas rare de rencontrer encore le
même type
chez les jeunes filles de la plaine de
Thèbes.
“Nous avons trouvé avec cette statue des fragments
de même matière prouvant l'existance de
cinq ou six statues
semblables dans le temple
d'Oudjmès.” (GRÉBAUT).
232 — Calcaire — Haut. 0
m, 66, long. 0
m, 65, larg.
0
m, 44. — XVIII
e dynastie.
— Fouilles exécutées sous la
direction
de M. de Morgan, en 1892, à
Mitrahineh (
Memphis).
Curieux coffret funéraire d'un personnage nommé
Tamat. Ce nom de Tamat
signifiant en égyptien la
chatte,
c'est une chatte qu'on a
représentée au lieu du
défunt devant
les tables d'offrandes. Mention du prince
Thoutmès, directeur des prophètes des villes du midi
et
du nord.
233 — Calcaire — Rec. du musée, t. I, pl. 2. —
Temple
d'Oudjmès à Gournah,
1889.
“Très jolie stèle où le scribe
Pa-schot, en adoration
devant le prince
Oudjmès, dit adorer Ammon et Maut.
En haut de la stéle, l'oie
d'Ammon et la chatte de
Maut.” (GRÉBAUT).
234 — Calcaire. — Rec. du musée, t. I, pl. 2.
“Fragment d'une stèle qui était
déposée dans le
temple
d'Oudjmès. Thoutmès III rend hommage
à son
père Thoutmès I,
derrîère lequel se tient le prince
Oudjmès
enfant. Oudjmès, qu'on croyait
fils d'Ahmès, était
fils de
Thoutmès I, sans doute fils ainé, mort très
jeune.
“La perte d'une partie considérable de
l'inscription
est des plus regrettables. Elle avait
été gravée par le
père
nourricier d'Oudjmès. II était question
d'un règlement
intervenu dans la vieillesse du
père nourricier,
après des querelles que la
stèle racontait en détail. Le
style sort des
formules banales.” (GRÉBAUT).
235 — Calcaire. — Rec. du musée, t. I, pl. 6.
—
XVIIIe dynastie.
“Pierre qui a fait partie des assises d'une
muraille
détruite du temple d'Oudjmès.
Mention du père nourricier
de ce prince; cartouche du
roi.” (GRÉBAUT).
236 — Calcaire. — Deïr-el-Bahari.
Fragment détaché d'une muraille de
Deïr-el-Bahari
et dont on n'a pas
retrouvé la place antique. La femme
de Pount qui est
représentee offre des proportions extraordinaires
(voir le
N. 237).
237 — Calcaire blanc — Haut 0m, 52, larg. 0m, 22. Cat.
Masp,
p. 426. — XVIIIe dynastie. — Deïr-el-Bahari.
L'âne de la femme du chef de Pount (voir N. 236).
238 — Grès — Haut. 0m, 86, larg. 0m, 41. —
XVIIIe dynastie.
Stèle portant les cartouches du roi Ahmès, vainqueur
des Pasteurs, et de la reine Aah-hotep.
239 — Calcaire. — Rec. du musée, t. I, pl. 15. —
XVIIIe dynastie. — Gournah, 1887.
Stèle.
“Registre supérieur: 1o A gauche, sont assis le roi
Amosis et la divine
épouse d'Ammon, la royale épouse
Aahmes Nefer ta-Ari; 2o A droite,
sont assis le roi
Aménophis I et la divine épouse
d'Ammon, la royale
épouse Aahmes-Nefer-Ari. Est-ce la mème reine qui
assiste
les deux rois, ou bien faut-il tenir compte de la
légère différence orthographique des deux
noms, et
admettre deux reines distinctes? — Le graveur
s'est
attaché a reproduire les traits
d'Aménophis I et ceux
d'Amosis. Les
reines ne se ressemblent pas.
“Registre infériour: 1o A droite, Houi, en prière,
invoque
Amosis; 2o à gauche, Smen—taoui, en prière
invoque
Aménophis. Il est possible que Houi et Smentaoui
soient deux noms d'un
même personnage.”
(GRÉBAUT).
240 — Calcaire blanc — Haut. 0
m, 58, larg. 0
m, 44.
Mar.
Abydos, t. III, p. 460, N. 122. — XX
e dynastie. —
A bydos. “Au milieu de la stèle se dresse un
obélisque dont le
sommet, arrondi comme celui de
l'obélisque de Bégig,
est
surmonté d'un gros épervier. A droite,
Osiris, maitre
de Khenmerout, et Isis, sont debout; à
gauche, deux

Horus
coiffés de la double couronne. Sous ce registre de
dieux, on
trouve deux personnages adorant le prêtre
Pameroupagon et
Pnibmos, prêtre de Hor de Khenmerou.”
(M
ASPERO, Cat., p. 67 et 68).
Salle 31 (Époque saïte).
Centre de la salle.
241 — Granit — Long. 1m, 75, larg. 0m, 78,
haut.
0m, 75.
Cat. Masp., p. 25. —
XXVIe dynastie.
La cavité de ce sarcophage n'a pu contenir que
le
corps d'un enfant. Les inscriptions nomment le
roi
Psamétik II.
L'existence de ce monument à
Damanhour, dans
la
maison d'un particulier, lui ayant
été signalée par
Emile Brugsch
bey, M. Maspero le fit apporter au
musée en juin 1883.
M. Maspéro pense qu'il provient de
Sa-el-Hagar,
l'antique Saïs, où
était la sépulture de Psamétik.
242 — Grès siliceux
— Haut, 0m, 35, long, 0m, 51,
larg. 0m, 26.
Table d'offrandes, avec les cartouches
d'Apriès.
Est de la salle.
243 — Granit rose — Haut. 0m,
52, long. 0m, 91, larg.
0m,
91. — XXVe dynastie. —
Fouilles de M. Naville. — Tell-el-Yahoudi.
Socle portant les cartouches d'un prince
Aoupout,
peut-être celui que la
stèle de Piankhi (N. 160) a mentionné

sans lui donner le
cartouche. Il se dit fils de Bast
comme Osorkon II.
244 — Granit à grain fin
— Côté de la base 0m, 52.
Base de colonne.
245 — Granit noir — Haut. 1
m, 25, larg. 1
m, 10.
— XXVI
e dynastie. —
Esneh, 1887.
Naos portant la bannière du roi éthiopien
Shabaka. Les cartouches sont
martelés. Ce naos, dit M. Grèbaut,
provient
d'un temple d'
Esneh, plus ancien que le
temple actuel.
246 — Granit rose — Haut. 0m, 43, larg. 1m, 00.
—
XXXe dynastie. — Bubaste.
Bas-relief portant les cartouches de Nectanébo I.
Sud de la salle, entre les deux fenêtres.
247 — Granit gris — Haut. 1m, 85, larg. 0m, 74.
Cuve ou autel en forme de cartouche. A droite et à
gauche
deux autels à brûler l'encens (voir N.
32), en
basalte.
Ouest de la salle.
248 — Calcaire — Haut 0m, 70, larg. 0m, 75.
— Découverte
de M. E. Brugsch bey.
— XXVIe dynastie. —
Mendès.
Fragment de stèle au nom du roi Psamétik I.
249 — Granit noir — Haut. 0m, 90, larg. 0m, 64.
— XXXe dynastie.
Naos, au nom du roi Nectanébo II.
Au-dessous, bas—relief avec le même nom.
250 — Granit noir — Haut. 1m, 32.—XXVe dynastie.
Statue décapitée avec les noms de Shabatoka et de
Taharqa
251 — Granit gris — Haul. 0m, 57. — XXVIe
dynastie.
Statue décapitée. Les jambes pliées
d'une manière
rarement reproduite par la
sculpture égyptienne. Les
cartouches de
Psamétik I sont gravés sur les bras.
—
La statue est au nom d'un chef de la flotte
SamtaouiTafnekht.
Nord-est de la salle.
Sur la paroi nord, fronton de naos provenant
de Samanhoud, avec les cartouches de Nectanébo
I
(XXXe dynastie); une stèle avec le prénom
Khnoumabrâ du roi Amasis (XXVIe dynastie); une
autre, provenant du Qouft,
avec le prénom Kheperkara
de Nectanébo II,
etc.
Salle 32.
252 — Granit gris — Haut. 1m, 85, long. 2m, 10, larg.
1m, 86. Cat. Masp., p. 7. — XXXe dynastie. — Saft-el-Henneh,
près de Bubasle.
Restes d'une chapelle monolithe au nom du roi
Nectanébo II.
253 — Granit noir — Haut. 1m, 98, prof. 0m, 95, larg.
0m, 95. — XXXe dynastie.
Autre naos, au nom de roi Nectanébo I, de la XXXe dynastie. Ce monument a été trouvé
au Caire, mais
provient sans doute de Bubaste,
d'après la mention
de la déesse Bast
et de Harchefi dans Bubaste, qui se
trouve dans les
légendes.
254 — Calcaire blanc — Haut. 0m, 30, larg. 1m, 08
et 1m, 30. Mar., Mon. div., pl. 35
b. — XXVIe
dynastie.
“Charmants bas-reliefs provenant d'un tombeau
détruit
dès l'époque
grecque, et découverts dans les ruines
d'une
maison antique, à
Memphis. Sur le plus grand,
le scribe
Psamitik-Nofirsam, assis, surveille l'apport et
l'enregistrement des colliers d'or,
destinés à sa parure
dans l'autre
monde; sur le plus petit il reçoit le tribut
de ses domaines
funéraires. C'est peut—être ce
que l'art
saïte nous a laissé de plus
délicat et de plus fin: la
facture est peut-être
un peu molle, mais ce léger défaut
est
racheté par une grâce et par une souplesse dignes
des mer veilleuses époques de la sculpture
égyptienne.”
(M
ASPERO).
255 — Calcaire — Haut. 0m, 40, long. 1m, 40. —
Héliopolis.
Bas-relief au nom du prince Patenefti.
256 — Grès — Haut. 0
m, 43, long. 0
m, 66. —
XXVI
e dynastie.
—
Karnak. Bas-relief portant le cartouche de la reine Nitocris.
257 — Grès — Haut. 0
m, 50, larg. 0
m, 77. —
XXVI
e dynastie.
—
Karnak. Corniche portant le cartouche de la reine Shapenap
et de sa
mère Ameniritis.
Nord de la salle.
258 — Grès. —
XXVI
e dynastie. —
Karnak. Bas-reliefs au nom de Shapenap.
Ouest de la salle.
259 — Granit rose — Haut. 1m, 96.— XXXe
dynastie.
Fragment d'obélisque au nom de
Nectanébo I.
260 — Grès —
XXVI
e dynastie. —
Karnak. Autres bas-reliefs au nom de la reine
Shapenap.
Salle 33.
Sud de la salle.
Autre série de stèles.
261 — Grès — Haut.,
1
m, 40, larg. 0
m, 86, prof.
0
m, 92.
— XXVI
e dynastie. —
Karnak. Naos portant les cartouches de Psamétik, de Shapenap
et
de Nitocris, dans lequel a été trouvée
la statue
de Thoueris en basalte, exposée dans la salle
des dieux.
Devant cet édicule, fragment de statuette en
schiste avec
les cartouches de Psamétik II.
Ouest de la salle.
262 — Basalte — Haut. 0
m, 05. — XXVI
e
dynastie. —
Saqqarah. Statue d'Osiris dédiée par
Hor-ar-ââ surnommé
Rânefer-ab-nefer,
père nourricier de
Psamétik II.
Puis une série de stèles; l'une
d'elles d'un style
assez original, provient
de Hasaïa.
Nord de la salle.
Petit naos; fragments de statues et de statuettes;
stèles; deux des stèles indiquent le temps que
les
défunts ont passé sur la terre.
263 — Calcaire — Haut. 0m, 48, larg. 0m, 29.
Stèle de Panoferhâf, fils de
la dame Tedasar, qui
vécut 57 ans, 10 mois et 4 jours.
264 — Calcaire — Haut. 0m, 49, larg. 0m, 30.
Stèle d'Ounnefer. Sa
durée en vie, dit la légende,
années 51, mois 10, jours 17.
Salle 34.
Stéles nombreuses, la plupart provenant d'
Abydos.
265 — Grès — Haut. 1m, 55, larg. 0m, 62, prof. 0m, 86. — XXXVIe dynastie.
— Baqlieh.
Naos portant les cartouches du roi Apriès.
266 — Calcaire — Diam. 0
m, 84. —
Benha
(
Athribis).
Table d'offrandes ou autel circulaire.
Nord de la salle.
267 — Calcaire — Haut. 1
m, 23, larg. 0
m,
77.—
Akhmim. Curieuse stèle au nom de Hor, fils du
prètre d'Isis,
Pamerhor, fils de Hor,
fils de Hormes, fils de Hornakht,
fils de Pamerhor, fils
de Pabasa, fils de
Parekhinou, fils de Hori,
avec sa femme la chanteuse
d'Ammon, la dame Isitkheb, fille de Padoutisit, etc. …
le texte remonte
jusqu'à la cinquième
génération.
268 — Schiste — Haut. 0m, 98, long. 1m, 30.
Bœuf décapité avec un petit porteur
d'offrandes.
En face, groupe semblable en calcaire, provenant
du
Sérapéum.
Angle sud-ouest de la salle.
269 — Calcaire — Haut. 0
m, 88, larg. 0
m 37. —
XXX
e dynastie.
—
Fayoum. Stèle au nom de Nectanébo I,
représentant ce roi
faisant offrande au dieu Sebek.
Sud de la salle.
270 — Granit noir — Haut. 0m, 45, diam. 0m, 47.
— XXVIe dynastie.
Vase au nom d'un prince Pa-du-sam-taui,
surnommé
Râ-nefer-ab-neb-ken.
Fragments de statues, etc.
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MONUMENTS DES BASSES ÉPOQUES
(XXXIIe-XXXIVe DYNASTIES)
Salles 35 à 49

Salle 35.
271 — Granit gris — Haut. 2m, 83. — Dongola.
Fragment d'un obélisque élevé
à Ammon de Napata,
qui réside à la
montagne sainte, au nom du roi éthiopien
Atalnarsa.
272 — Granit gris — Haut. 1m, 60. larg, 0m, 61.
—
Epoque romaine. — Méroé.
“Le dieu Ammon et une reine d'Éthiopie. Ce
monument,
le seul du genre qu'il y ait
jusqu'à présent dans
les
musées d'antiquités égyptiennes,
m'avait été signalé
en 1882
par M. Berghoff, qui fut, quelques mois plus
tard, pris et
décapité par le Mahdi; il a été
expédie au
Caire sur ma demande par Gigler pacha, et nous
est
parvenu dans les premiers jours de 1883. II appartient
aux
derniers temps de la civilisation égyptienne en
éthiopie, comme le prouvent la grossièreté
du travail
et la barbarie du style.” (MASPERO, Cat., p. 8).
Sud-est de la salle.
273.
Parmi les nombreuses stèles exposées dans la salle
35,
on peut citer une belle stéle d'
Akhmim en
granit rouge
et noir à grain très fin.
Quest de la salle.
274.
Trois stèles, de Hassaïa, d'un style
original, comme
celle que nous avons remarquée dans la
salle 33 (ouest).
275.
Au-dessus des trois stéles N. 274, frise
d'époque
ptolémaïque.
Nord de la salle.
Grand bas-relief à moitié détruit;
quelques restes
d'inscription grecque.
Est de la salle.
277.
Stèles d'
Akhmim; une stèle de
Hassaïa, peinte et
dorée. —
Nombreuses tables d'offrandes provenant
d'
Akhmim, représentant la déesse Nout
dans le perséa,
versant avec deux vases l'eau
vivifiante du ciel, qui
doit faire renaitre le défunt.
Parfois ni la déesse ni
le défunt ne sont
figurés; on voit seulement les deux
vases versant leur
eaux bienfaisante. — Quatre petites
pyramides, sommets
d'obélisque remplaçant
mystiquement
l'obélisque
lui-même.
Salle 36.
Est de la salle.
278 — Granit gris — Haut. 1
m, 28, larg. 0
m, 98.
—
Fouilles de M. Naville. — Epoque
ptolémaïque. —
Tell-el-Maskhouta (
Pithom).
Stéle de
Pithom, ville construite par les
Hébreux
sous l'oppression (
Exode, I, II), et dont l'emplacement
à Tell-el-Maskhouta a été
prouvé par les fouilles de
M. Naville.
279 — Calcaire — Haul. 0
m, 78, larg 0
m, 44.
Jolie
stèle d'
Akhmim.
Sud de la salle.
280 et
281 —
Grès — Haut. moy. 0
m,
45, larg. moy.
0
m, 28. —
Assouan. Deux séries de trois petites stèles.
Au—dessous, deux tables d'offrandes provenant
également d'
Assouan.
282 — Calcaire — Fouilles de
M. Naville. —
Tell-el-Maskhouta
(
Pithom).
Restes d'un pilier doré.
283 — Granit noir — Haut. 1m, 85, larg. 1m, 16. Mar.
Mon. div., pl. 14. — Epoque grecque.
— Caire.
“Stèle découverte en 1870, dans les
fondations d'une
petite chambre de la mosquée
Cheïkhoun, au Caire, par
Mohammed effendi Kourchid,
alors surveillant en chef
du musée.

“Elle date de l'an VII d'Alexandre II,
fils d'Alexandre
le grand, et a
été dédiée par
Ptolémée, fils de
Lagos, qui ne prend encore
que le titre de satrape
d'
Egypte.
Ptolémée était
déjà fort puissant. Il avait
fait sa
résidence de la fortresse du roi Alexandre I,
sur les
bords de la mer Ionienne, dont le nom primitif
était
Rakôti, et où il avait établi beaucoup
de Grecs
avec leurs chevaux et beaucoup de galères avec
leurs
soldats. S'étant rendu avec son
armée au pays des
Syriens, pendant qu'ils lui
livraient bataille, il se jeta
au milieu d'eux
d'un cœur hardi, comme un vautour
au milieux
de moineaux, il les prit en une seule fois
et en amena en
Egypte
leurs chefs, leurs chevaux, leurs
vaisseaux, toutes les richesses.
— Au retour d'une
campagne heureuse en
Marmarique, comme il fêtait sa
victoire et cherchait ce
qui pouvait être agréable
aux dieux
d'
Egypte, un de ses conseillers lui suggéra
de restituer au temple de Bouto les biens que le roi
Kabbash avait
donnés aux dieux de cette ville, lors de
sa
révolte contre Xerxès I, roi de Perse, et que
les
Persans leur avaient enlevés après la
victoire. Ptolémée
y consentit; la
stèle se termine par des imprécations
contre
quiconque essaiera de renouveler la spoliation.”
(M
ASPERO, Cat., p. 55–56).
284 — Calcaire — Haut. 1m, 47, larg. 0m, 78,
épais.
0m, 36. — Epoque
ptolémaïque. — Découverte
d'Emile
Brugsch bey. — Mendés.
Stèle du bélier de Mendès, avec le nom
de Ptolémée
II. C'est la
découverte de ce monument qui a fixé
l'emplacement de l'ancienne cité
égyptienne.
Puis un certain nombre d'autres stèles de
moindre importance.
Salle 37.
Cette salle est consacrée aux monuments portant
des
inscriptions démotiques, c'est-à-dire en
écriture
cursive de basse époque:
stèles, tables d'offrandes et
cercueils pour
momies d'animaux (Nos 285 et 286).
Les statues en granit avec hiérogly phes au dos
datent des
derniers Ptolémées et des premiers empereurs
romains.
Salle 38.
Stèles et bas-reliefs égyptiens de la
dernière
époque païenne. Quelques-uns
sont du IIIe siècle
de notre
ère.
Salle 39.
Stèles grecques et romaines. parmi lesquelles
on peut
signaler les stèles du
Fayoum, avec le
crocodile,
emblême du dieu local Sebek
287 — Calcaire — Haut. 0m, 49, larg. 0m, 56.
Scène sculptée et peinte, rappelant un peu les
œuvres
des écoles de Ravenne et de Byzance. Elle
paraît représenter
un empereur entouré
de ses officiers.
288 — Calcaire — Haut. 0m, 22, larg. 0m, 35.
Epitaphe
en vers grecs.
Salle 40.
289 — Marbre blanc — Haut. 0m, 40. — A lexandrie.
Stèle funéraire d'un assez joli style. Une
femme est
assise affligée; un enfant lui présente
une lyre.
290 — Calcaire blanc — Haut. 2
m, 22, larg. 0
m, 78,
épais. 0
m, 40. — Époque
ptolémaïque. —
Tanis. “Stèle brisée par le milieu. Elle porte un
décret
rendu dans la ville de Canope en l'honneur
de Ptolémée
Evergète I, par les
prètres rassemblés dans cette ville,
pour
célébrer l'anniversaire de la naissance du
roi et de
son couronnement. Ce culte du roi et de la reine
Bérénice
est consacré par des
fètes annuelles et par des fondations
pieuses, afin de
perpétuer à jamais le souvenir
de leurs
bienfaits, et l'assemblée décide que des
copies
du décret seront déposées dans
tous les temples importants
de l'
Egypte, en
hiéroglyphes, en démotique et en
grec.
“Les ruines nous ont rendu jusqu'à
présent trois
exemplaires de ce décret. Le plus
anciennement connu
previent du Caire, où il servait de seuil
à la mosquée
de l'émir
Kour; il avait été transporté soit de
Memphis,
soit d'Héliopolis, et se trouve
aujourd'hui au musée
du Louvre (C. 122). Le
second a été à
Tanis en 1866, et
signalé par M. Gambard au Dr Lepsius, puis à MM.
Reinisch
et Rœssler, qui publièrent
aussitòt la partie hiéroglyphique
et grecque; le
texte démotique, gravé sur
la tranche de gauche,
ne devint visible qu'au moment
où le monument fut
transporté à Boulaq. Le troisième

exemplaire a
été découvert à
Kom-el-Hisn, à l'occident
du Delta, en 1881, et porte au musée le N. 290
bis.“
(M
ASPERO, Cat., p.
353).
290
bis — Calcaire
compact — Haut. 2m, 03, larg.
1m, 90. — Epoque
ptolémaïque. — Kom-el-Hisn.
“Autre exemplaire du décret
précédent, mais d'une
exécution plus soignée. II porte de plus que
l'exemplaire
de
Tanis, un tableau où la famille
royale est représentée
en adoration devant les
dieux de l'Égypte. Le texte
démotique
est inséré à sa place entre le texte
hiéroglyphique
et la version grecque.” (M
ASPERO, Cat., p. 354).
On sait que la découverte du déchiffrement des
hiéroglyphes
par Champollion est due à cet usage
ptolémaïque
de publier le texte de certains
décrets à la fois en égyptien
et en
grec. Sachant que dans le texte égyptien
les enroulements
appelés cartouches contenaient des
noms royaux, connus par
le texte grec, il a suffit d'analiser
rigoureusement les
groupes de signes contenus
dans ces cartouches pour reconstituer peu
à peu l'alphabet
hiéroglyphique.
Champollion a opéré le déchiffrement sur la
pierre
de
Rosette, qui, trouvée en 1799 par un officier
français,
est aujourd'hui au
British Museum. On pourrait
faire une application de sa
méthode sur les stèles 290 et
290
bis; dans tous les cas, ces monuments servent
à prouver
combien est fondée la
prétention qu'ont les égyptologues
de
lire exactement les textes hiéroglyphiques.
291 — Marbre — Haut. 0m, 31.
Tête de guerrier gaulois ou germain.
292 — Grès rougeâtre
— Haut. 1
m, 40. larg. 0
m,
66,
épais. 0
m, 34. — Don de
M. Sabatier, ancien consul
général de France en
Egypte. —
Benha (
Athribis).
“Bloc provenant d'un naos, dont la frise portait
les
cartouches de Psamétik I et de Shabaka,
alternés
(XXVI
e dynastie). Il fut
employé dans la construction
d'un portique
à quatre entrées, et porte une longue
dédicace grecque au nom des empereurs Valentinien,
Valens et
Gratien. Elle nous donne le nom de l'architecte
Flavius
Cyrus et celui du préfet d'
Egypte, Aelius
Palladius.” (M
ASPERO, Cat., p. 381).
293 — Granit rouge — Haut. 1m, 30, larg. 0m, 91.
épais. 0m, 71. Cat. Mar., N. 1017; Cat.
Masp., p. 382.—Époque
romaine. — Cheikh Abadeh (Antinoé).
Base quadrangulaire, portant une dédicace à
Antinoüs
l'Illustre par un gouverneur de la
Thébaïde.
294 — Granit — Haut. 0
m, 86.— Époque
gréco-romaine.
—
Alexandrie. “Statue découverte en 1881 au pied du
Kom-el-Damas. La tète maigre est un beau morceau,
d'un
travail un peu sec; le corps est assez gauchement
taillé et hors de proportion avec la tète; les
pieds
manquent. Une longue inscription hiéroglyphique,
gravée dans le dos, nous force à reconnaitre que ce
personnage
d'apparence exotique est un scribe
égyptien
nommé
Hor, Cette
statue est l'œuvre d'un sculpteur
égyptien qui a subi fortement l'influence
grecque.”
(M
ASPERO, Cat., p. 382).
295 — Marbre blanc — Haut. 1m, 40 environ.
“Pièce unique, provenant du
Sérapéum. Elle représent
une
sirène jouant de la lyre. Les pattes d'oiseau
ont
été refaites en partie.” (MASPERO, Cat., p. 382).
296 et 296
bis — Calcaire.
— Mitrahineh.
Séries de monuments du culte asiatique de Mithra.
Ces
monuments forme un groupe à part, entre les
œuvres égyptiennes et les œuvres
gréco-romaines.
297 — Granit gris — Diam. 1m, 30. — Eléphantine.
Grand bassin.
298 — Prophyre rouge — Haut. 2
m, 66. — Epoque
romaine.—Don
de M. le comte Zogheb.—
Alexandrie. Statue colossale décapitée. Style romain ou
plutôt
byzantin. Ce qui fait l'importance de ce
monument,
c'est surtout la valeur du bloc de porphyre dans
lequel
il a été taillé.
299 — Marble blanc — Haut. 0m, 65, larg. 0m, 64.
—
Epoque ptolémaïque. — Mitrahineh.
“Reste d'une liste de citoyens de
Memphis qui
avaient élevé dans le temple de Ptah un monument
en
l'honneur d'un haut personnage.”
(M
ASPERO, Cat.,
p. 359–360).
300 — Marbre blanc — Haut. 0m, 69, larg. 1m, 35.
—
Époque romaine — A
boukir.
Personnage à demi couché, se soulevant un peu sur
le coude. Le front est chauve, la barbe courte et rare.
Portrait assez
vivant.
301 — Granit rose — Haut. 0m, 93, larg. 0m, 52,
épais.
0m, 46. — Ptolémaïs.
Autel d'un travail assez intéressant, surtout dans
la
partie supérieure, qu'on peut comparer aux
autres
monuments de Ptolémaïs (Nos 304 et 307).
302 — Prophyre rouge — Haut.
totale 0
m, 65. —
Benha-el-A ssal (
Athribis).
“Buste représentant un empereur romain,
probablement
Maximien-Hercule (304–310 après
J.-C.). Le
monument a tous les caractères de
l'époque et ne se
recommande que par sa parfaite
conservation.”
(MARIETTE).
303 — Marbre blane — Haut. 1m, 80. — Epoque romaine.
—
Tell-Mokhdam.
“Statue de dame romaine, probablement la femme
d'un haut fonctionnaire impérial. Travail
soigné, mais
see et sans ampleur.” (MASPERO, Cat., p. 382).
304 — Granit noir — Haut. avec le
socle 2m, 20,
larg. 0m, 73.
— Epoque romaine. — Ptolémaïs.
Stèle au nom de l'empereur Trajan. Dédicace
d'un
temple élevé par la ville de
Ptolémaïs à Esculape et à
Hygie. Péan en l'honneur d'Esculape (Cfr.
J. Baillet,
la stèle de Menschieh, Revue
archeologique, 1889).
305 — Calcaire — Haut. 1
m, 25, larg. 0
m, 56. —
Dimeh (
Fayoum).
Naos avec dédicace de Trajan.
“On peut regarder cette tête comme un des morceaux
de sculpture grecque les plus préciux que l'on
ait encore trouvés en
Egypte. Elle représente un
dieu
barbu, dans une attitude calme et imposante.
L'état de
la chevelure et les mèches
qui tombent du front jusque
sur les sourcils indiquent que le monument
était l'image
de quelque fleuve, probablement le
Nil. Dans l'antiquité
mème, on a
abattu ces mèches de manière à
dénuder le
front, et, dans l'état
où elle est aujourd'hui, notre tète
ferait croire qu'on a sous les yeux une copie du Jupiter
Olympien de Phidias.” (M
ARIETTE).
307 — Marbre blanc — Haut. 1m, 05, larg. 0m, 50.
Autre stèle de Ptolémaïs; même
style que l'autel 301
et la stèle 304.
308 — Granit rose — Haut. 2
m, 80. — Epoque
ptolémaïque. —
Karnak. “Colosse représentant un roi macédonien,
peut-ètre
Alexandre II, La pose est celle des colosses
égyptiens,
mais l'agencement de la coiffure et le
rendu des traits
du visage sont grecs. L'ensemble est mou et
sans vigueur
et ne supporte nullement la comparaison avec les
belles
œuvres des dynasties
thébaines.” (MASPERO,
Cat.,
p. 380–381).
309 — Granit — Haul. 2m, 30. — Epoque
ptolémaïque
ou romaine.
“Statue représentant un personnage attaché
au culte
des dieux de
Tanis.” (M
ASPERO, Cat., p. 430).
310 — Calcaire — Haut. 2m, 83, larg. 2m,
20.—Epoque
romaine. — Louxor.
Bas-relief représentant Isis et Sérapis; tra vail
barbare;
la tète et le corps sont
représentés de face, les
pieds sont
tournés de profil. Sérapis égorge une
gazelle,
symbole de l'impureté.
Salles 41 et 42
(L'art copte ou l'art chrétien
d'Égypte).
Ces salles nous montrent les œuvres d'un nouvel
art égyptien, produit d'une religion nouvelle.
“Le christiaisme triomphant ne tarda pas à
remplacer
les scènes funéraires qui couvraient
les stèles païennes
par des
représentations plus analogues aux idées
qu'il
se faisait sur la vie présente et la vie
future. Un porche
d'église, arrondi ou
surmonté d'un fronton triangulaire,
se substitua
au naos des divinités égyptiennes. Sous le
porche
on grava, soit l'image du défunt ou d'un
saint,
soit une croix, soit une décoration mystique, une
rosace,
une série d'ornements
géométriques.” (MASPERO, Cat.,
p. 365).
Dans cet art nouveau, les figures sont
généralement
d'un travail barbare,
digne de l'art qui a
produit le N. 310; mais les ornements,
colombes,
croix de diverses formes, les feuillures, surtout,
sont
d'un style intéressant et souvent fort gracieux.

Nous passerons
rapidement en revue les
stèle, niches, bas-reliefs, frises
et chapiteaux qui
garnissent les salles 41 et 42; on pourra, pour
les
détails, se reporter aux travaux que M. Gayet
consacre aux développements de l'art copte et
à son
influence sur les époques suivantes. Nous
nous
contenterons d'indiquer particuliérement:
Dans la salle 41:
311 — Calcaire — Haut. 0m, 56, côlé 0m, 72. — Ahnas
(Héracléopolis).
Chapiteau.
312 — Calcaire — Haut. 0m, 80, côté 1m, 05.
Chapiteau ayant été creusé pour servir de
baptistère.
Dans la salle 42:
313 — Marbre — Haut. 1m, larg. 1m.
Stèle cintrée, avec une inscription en langue
copte,
c'est-à-dire en langue
égyptienne écrite avec l'alphabet
gree
augmenté de quelques nouveaux signes.
314 — Terre cuite peinte — Haut.
0m, 68, larg. 1m, 58.
Deux colonnes d'écriture copte, à droite et
à gauche
d'une rosace. Comme dans presque tous
ces monuments,
on y invoque le Père, le Fils et le
Saint-Esprit,
les prophètes et les patriarches, etc., en
faveur du
défunt. Un grand nombre
d'épitaphes de ce genre ont
été publiées par M. Bouriant (
Recueil de travauxrelatifs

à la
philologie et à l'archéologie
égyptiennes
et assyriennes).Da la salle 42, le visiteur revient par la salle 41
jusqu'a
l'escalier de la salle 40, qui le conduit aux
galeries de la
salle 43. Dans cette salle et les six
suivantes nous trouverons la
continuation des
monuments de l'époque
gréco-romaine, et de la
civilisation copte; nous
achèverons tout de suite
cette série,
commencée au rez-de-chaussée (salles
37–42), et nous terminerons par les souvenirs plus
ancens et
plus précieux de l'
Egypte pharaonique.
Salle 43.
ARMOIRE A.
Terres cuites de basse époque, provenant principalement
du
Fayoum. La plupart représentent
des Harpocrate ou
Horus enfant, très éloignés de
l'ancien type égyptien. On ne les reconnait
guère
qu'à la tresse pendante et
au doigt enfoncé dans la
bouche. Ils sont
tantôt assis sur des oies ou sur des
chevaux,
tantôt debout et appuyés contre un socle,
tantôt tenant une amphore sous le bras. Par exception,
une de ces statuettes (côté gauche,
troisième
rangée, N. 315) porte une
inscription hiéroglyphique.
ARMOIRE B.
Terres cuites, statuettes, masques et figures grotesques,
notamment
les images du dieu Bès (côté
gauche, rangées inférieures); jolie statuette
de
Faune (316, côté gauche,
quatrième rangée); statuettes
d'Astarté; séries de têtes
féminines diversement
coiffées; petits
monuments du culte d'Isis et
de Sérapis. Du
côté droit, plusieurs séries
d'animaux;
les plus intéressants sont les
chameaux et
les éléphants 317 et 317 bis).
ARMOIRE C.
Moules pour fabriquer des têtes de Bès, etc.;
collection de lampes en terre cuite, quelques-unes
assez
remarquables, le N. 318 (côté gauche,
troisième
rangée) très
délicatement orné; le N. 319
(côté gauche, quatrième
rangée), sous la forme
d'un buste de
déesse dont le support se creusait
pour recevoir la
lampe.
D'autres simulent de petit édifices, des
barques,
de têtes, ou des masques, etc. Plusieurs sont
percés
d'un grand nombre de trous (voir les
Nos 320
et 321, à la
troisième rangée).
VITRINE D.
Nombreuses pièces de verrerie, de formes
variées
(N
os 322, 323, 324, 325,
326, 327, 328, 329).

Sous le N. 330,
une tête finement gravée sur un
morceau de
verre.
VITRINE E.
Nombreuses terres cuites; Vénus écartant ses
cheveux, N. 331 (côté droit, 3me rangée); Isis et
Horus, N. 332;
série de petites figures avec des
restes de peinture;
une des meilleures est sous le
N. 333. A la rangée
inférieure (côté droit),
série
de petits vases, grappes de raisins et fruits
en
forme de cœur.
Salle 44.
ARMOIRES A ET B.
Momies de basse époque, provenant d'
Akhmim.
Si
l'embaumement est moins soigné
qu'à l'époque
pharaonique, l'équipement extérieur de
la momie
est beaucoup plus complet depuis
l'époque grecque;
masque doré,
armure de cartonnages peints
où domine la couleur rose,
bandelettes croisées,
habillent le cadavre et
dissimulent l'apparence de
la mort.
Au-dessus des armoires, vases funéraires grecs
provenant
des tombeaux d'
Alexandrie.
ARMOIRE C.
Momies de basse époque provenant du
Fayoum;
cartonnages
dorés et bandelettes.
A droite, momies d'enfants. Sur deux d'entre
elles, le masque doré est remplacé par le
portrait
du défunt mis à la place du visage.
334.
Momie avec portrait peint sur toile.
335.
Momie avec portrait peint sur bois.
ARMOIRE D.
Terres cuites, anses d'amphore et cachets; provenances
diverses.
336 — Calcaire — Haut. 0m, 60. — Achat. —
Provenance
inconnue.
Statuette de Vénus; la partie inférieure est
restaurée.
ARMOIRE E.
Pièces de verrerie, anses et pieds de coffrets en
bronze,
vases en bronze et statuettes.
ARMOIRE F.
Momies à portraits (voir N. 334) provenant du
Fayoum. Le
N. 337 est un bel échantillon des
momies de ce genre,
qui sont du II
e siècle de notre
ère.
ARMOIRE G.
Belles lampes en bronze (338 et 339), candélabres
et
trépieds (340, 341, 342, 343), grande plaque en
plomb
provenant d'un cercueil (344).
ARMOIRES H ET I.
Masques de momies; les uns complètement dorés;
les autres sont blancs et roses, avec des couronnes
de fleurs; on
peut remarquer deux masques d'enfant,
au centre de
l'armoire
H. Les masques
suspendus le long des parois proviennent du
Fayoum; les autres posés sur les
tablettes des
armoires ont été
trouvés à
Meïr.ARMOIRE J.
345 — Bois et stuc, — Epoque
ptolémaïque. — Sé-rapèum.
Frontons triangulaires en bois, tirés des pignons qui
fermaient par-devant et par-derrière le toit pointu du
sarcophage 394 (salle 45). Sur ces frontons, des bas-reliefs
en
stuc peint représentent des sirènes aux ailes
et
aux pieds d'oiseau. Auprès de ces
bas-reliefs, petits
médaillons ou antéfixes
à tète de Méduse. Ces
pièces
ornaient les montants du sarcophage.
346 et
347 — Bois
— Haut. 0
m, 148, larg. 0
m, 29.
Epoque romaine. —
Saqqarah. “Ces tablettes appartenaient à un
écolier de l'époque
romaine. Elles
portent encore sept vers de style homérique

remplis de fautes,
avec une correction à la marge
du quatrième
vers.” (M
ASPERO, Cat., p. 391).
348 — Bronze. — Epoque
romaine. —
Coptos. Ces deux plaques, découvertes en 1881, sont les deux
feuilles d'un diplôme militaire
délivré pendant le règne
de
Domitien, et donnant à un soldat un congé
honorable
(après 25 ans de services) avec les
privilèges y attachés.
349 — Parchemin. — Gebelein.
Parchemin d'un roi Blemmye. Les Blemmyes, belliqueuse
peuplade nubienne, désolèrent la
Haute-Égypte
par leurs incursions dans les premiers
siècles de l'ère
chrétienne. Ils réussirent même
à en occuper momentanément quelques provinces, et
s'établirent notamment
dans l'ile
de Philæ.
Le haut de l'armoire est garni de plaquettes en
bois
portant le nom, écrit en grec, des personnages
au cou de
la momie desquels ils étaient attachés.
Par
exception le N. 350 est en terre émaillée.
Époque
romaine.
351 (Vitrine) — Calcaire — Haut. 0, 35. — Mitrahineh.
Fragment de statuette représentant Alexandre (?) en
Hercule.
ARMOIRE K.
Momies provenant de
Fayoum (252) et de Gebelein
(353). On peut
signaler le cercueil en roseaux
de la petite momie.
ARMOIRE L.
Momies et cartonnages
provenant d'Akhmim.
354 (Vitrine) — Long. 1
m, 60. —
Fayoum. Jolie momie avec ses bandelettes et ses guirlandes de
fleurs.
355 — Long. 1m, 50.
Autre momie du
Fayoum; on lit sur les bandelettes
le nom
Artemidora.356 — Plomb — Long. 1
m, 85. — Acheté à
Alexandrie. Cercueil d'époque romaine. On en a
découvert beaucoup
de ce genre à Sidon en
Phénicie.
357 — Long. 1m, 72.
Momie à portrait peint sur bois.
Momie dans son cercueil, avec ses guirlandes de
fleurs. Masque
doré, bandelettes.
359 (Vitrine) — Haut. 0m, 77.
Très riche masque doré, provenant de
Meïr, incrustations
en émail;
scènes mythologiques en or. Dans la
même
vitrine, joli masque d'enfant.
Momie avec portrait peint sur bois. Le cartonnage
est tout rose,
avec dorures représentant: 1
o Le mort

sur le lit
funèbre; auprès de lui, Anubis, Isis et
Nephthys;
2
o Thot ou Hermès,
principe conservateur, et
Horus, principe rénovateur,
préparant la renaissance
du défunt;
l'encens brûle sur deux autels en forme de
chandeliers, devant la colonne, emblème de
stabilité,
et la double plume d'autruche,
emblème de réalisation
ou de
création (voir N. 32); la stabilité sera, en
effet,
maintenue dans la nature par la création
d'une vie
nouvelle, en remplacement de celle qui vient
de s'éteindre;
3
o le mort
se soulève de son lit pour ressusciter ou
renaître; 4
o l'àme
ou le principe vital qui habitait le
corps du défunt
s'envole glorieux pour aller animer
une nouvelle
existence.
Momie cousue dans une gaine de toile. Portrait
peint sur bois.
Les vitrines M et N
contiennent les monnaies
et médailles; on trouve dans la
vitrine M les
monnaies greques, les monnaies
byzantines du
Bas-empire, les monnaies des nomes et une
série
de pièces de l'epoque
romaine. La vitrine N est
entièrement consacrée aux monnaies et
médailles
de l'empire romain. Le classement
de ces monnaies
est dû aux soins de M. Dutilh.
Salle 45

ARMOIRE A.
A la rangée inférieure, collection
d'antéfixes en
terres cuite, notamment le N.
362, en terre cuite,
peinte; c'est une tête
chypriote ou grecque de
style archaïque; elle provient
de Daphné, et doit
avoir appartenu aux mercenaires grecs
des rois
saïtes (Cfr. le N. 376).
363 — Granit noir — Haut. 0
m, 34, larg. 0
m, 26.
—
Epoque romaine. —
Coptos. “Les deux plaques inscrites sous ce numéro ont
été
découvertes à
Coptos, en mars 1833, encastrées comme
matériaux de construction dans le mur d'un
édifice situé
sur le Forum de la ville
antique. Elles ont été publiées
par E. Desjardins (
Comptes rendus de
l'Académie des
Inscriptions et Belles
Lettres, 1883, p. 217) et par
Th. Mommsem (
Additamenta tertia ad Corporis..
…
vol. III, p. 5–16). C'est tout
ce qui reste d'une longue
inscription qui convrait au
moins six plaques, et avait
été
éleyée dans le temple de
Coptos par des
soldats
romains chargés de réparer les postes
de la route qui
conduisaient de
Coptos à la mer Rouge.
… Ce travail
fut exécuté pendant
les premières années du règne
d'Auguste en
Egypte.” (M
ASPERO, Cat., p. 412–413).
Sur la seconde tablette, bouteilles en terre cuite
(N
os 364 et 365), poignée
d'épée romaine en bronze

(366), hache en
bronze à double tranchant (367);
têtes de
statuettes en terre cuite et en marbre.
368 — Alhâtre —
Haut. 0m, 11. — Époque
saïte. —
Environs de Saïs.
“Figurine de style grec archaïque ou
chypriote,
provenant des premiers colons de race
hellénique établis
en Égypte avant
la conquête macédonienne.”
(MASPERO, Cat., p. 403).
369 — Terre cuite — Haut. 0
m, 15, long. 0
m.38. —
Alexandrie. “Bas-relief représentant une déesse
à demi couchée;
le bras droit est
appuyé contre un cygne; elle brandit
un arc de la main
gauche; un amour agenouillé à ses
pieds,
saisit par les ailes un papillon placé à
terre.”
(MASPERO, Cat., p.
401).
La troisième tablette, vases et figurines; deux
petites
lampes; l'une en terre cuite (370) représente
une tète de faune; l'autre un lion
couché.
371 — Terre cuite — Haut. 0
m, 19, long. 0
m, 245. —
Alexandrie. “Bas-relief de style archaïque, paraissant
représenter
une scène de
l'Orestie. Electre assise, pleure au pied du
cippe
funéraire d'Agamemmon. Oreste, qui vient
d'arriver,
se penche vers elle pour la consoler, tandis
que son
compagnon tient les chevaux.” (MASPERO, Cat., p. 401).
372 — Terre cuite — Haut. 0
m, 18, long. 0
m, 37. —
Alexandrie. Bacchus, à demi supporté par un de ses
compagnons,
arrive sur un char traîné par
deux centaures qui jouent
du cor et de la lyre; il se
prépare à descendre pour accueillir
l'hommage de trois personnages qui lui offrent
un
sacrifice. C'est, de cette série de bas-reliefs,
celui
où les traces de couleur sont le plus visibles.
373 — Terre cuite — Haut. 0
m, 17, long. 0
m, 32.
—
Époque ptotémaïque
—
Alexandrie. “Mercure, reconnaissable à son caducée,
à son chapeau
et ses sandales ailées,
amène le bélier Phryxos à
Jupiter,
à Junon et à Neptune; le paon de la
déesse et
l'aigle semblent
disposés à faire un mauvais accueil à
la
pauvre bête.” (MASPERO, Cat., p. 394).
374 — Terre cuite — Haut. et
larg. 0
m, 32. — Époque
grecque. —
Alexandrie. “Un homme en costume civil s'adresse à
un jeune
soldat sans armure, le sein gauche découvert,
qui tient
une personne (?) de la main gauche, une lance de la
main
droite. Derrière l'orateur autre
guerrier, casqué et
revêtu de
l'armure complète. Dans le fond deux jeunes
femmes. Il faut peut-être reconnaitre dans ce bas-relief
Achile à Scyros.” (MASPERO, Cat., p. 399–400).
375 — Terre
émaillée — Haut. 0m, 103. — Époque
grecque.
“Petit vase richement décoré de
feuillage. Une
bande de coureurs forme frise autour de la panse. Ornements

et figures
s'enlèvent en émail jaunâtre
sur un
fond pers.” (M
ASPERO,
Cat., p. 396).
Sur la tablette supérieure, vases et figurines en
terre
cuite; petit chapiteau en terre émaillée;
antéfixe
en terre cuite peinte (N. 376; haut. 0m, 25,
larg. 0m, 30), de
mème provenance et de même
date que le N.
362.
377 — Terre cuite — Haut. 0
m, 20, larg. 0
m, 16.
—
Époque ptolémaïque.
—
Alexandrie. “Ce médaillon en terre cuite
décorée parait représenter
une
reine de la famille des Ptolémées avec la
coiffure de Junon.” (MASPERO, Cat.,
p. 396).
378 — Terre cuite — Haut. 0
m, 17, larg. 0
m, 21. —
Alexandrie. Personnage paraissant faire la voltige sur un cheval.
379 — Terre cuite — Haut. 0
m, 17, larg. 0
m, 112. —
Alexandrie. Berger assis.
380 — Terre cuite — Haut. 0m, 245, long. 0m, 019.
Personnage assis auprés d'une stèle dans
une attitude
affligée.
ARMOIRE B.
Vases, figurines, fragments de statuettes. On
peut citer:
391 — Calcaire peint — Haut.
0
m, 35, larg. 0, 26. —
Époque ptolémaïque. —
Saqqarah. “Charmante stèle en forme de naos. Le fronton
triangulaire est soutenu par deux figurines de femmes
nues,
coiffées à l'égyptienne;
dans le champ, un bœuf
Apis devant un autel et une
inscription grecque en cinq
lignes, tracées rapidement
à l'encre. C'est l'ex
voto
d'un devin qui interprétait les songes
prophétiques aux
dévots.” (MASPERO, Cat., p. 385).
382 — Morceaux de verre
émaillés ou dorés.
—
Alexandrie. Fragments de mosaïque.
383 — Marbre blanc.
Fragment d'une statue de Vénus.
384 — Granit noir — Haut. 1m, — Ptolémaïs.
Serpent du temple d'Esculape à
Ptolémaïs (Cfr. Nos 301, 304,
307). La tête a été
ajoutée.
ARMOIRE C.
Collection de poteries grecques.
ARMOIRE D.
Terres cuites alexandrines.
ARMOIRE E.
Ivoires et panneaux de bois plaqués d'ivoires,
débris de coffrets d'époque romaine.
Dans la vitrine placée entre l'armoire E et
l'armoire F, pierres gravées, cachets gnostiques,
médaillons.
ARMOIRE F.
Statuettes alexandrines; la plupart rappellent
le style de Tanagra.
Une des plus intéressantes
(N. 385; terre cuite peinte;
haut. 0
m, 08, longueur
0
m,
11; époque ptolémaïque;
Alexandrie)
représente un faune.
“L'artiste a représenté un
épisode ordinaire des fêtes
de Bacchus. Le
faune, en voulant danser, selon l'usage,
sur une peau de
bouc huilée et gonflée, est tombé
à
terre et serre dans ses bras le col de
l'outre; son vêtement,
soulevé par
la chute, s'enfle derrière lui et
n'a
pas encore eu le temps de
s'affaisser.” (MASPERO,
Cat., p. 406–407).
ARMOIRE G.
Vases et statuettes. On peut citer:
386 — Terre émaillée
bleue — Haut 0
m, 21, diam.
0
m, 20. — Epoque
ptolemaïque. —
Saqqarah. “Superbe vase dont le col et le pied sont ornés
de
guirlandes de fleurs d'olivier en relief. Une
moitié
seule est de travail antique; le reste a
été refait au
musée.”
(MASPERO, Cat., p. 385–386).
387 — Marbre blanc — Haut.
0
m, 60. — Epoque
ptolémaïque. —
Saqqarah. “Une Isis debout, vêtue de la tunique longue.
De
la main gauche elle relève les plis de sa robe; le
bras
droit qui tenait la patère avait
été rapporté dans
l'antiquité
et manque. Les draperies sont
lourdes et la tête
n'est pas en proportion
avec le reste du corps; l'ensemble
ne manque pas
cependant d'une certaine distinction.”
(MASPERO, Cat., p. 383).
388 — Marbre blanc.
Beau fragment de vase grec.
389 — Bronze.
Brûle-parfums.
390 — Granit noir. — Epoque
grecque. —
Naucratis. Statuettes d'Isis. La déesse debout,
vêtue d'une robe
plissée, tient
une fleur de lotus. Ses yeux étaient
incrustés
et sont vides aujourd'hui; les
pieds manquent.
391 — Porphyre.
Fragment de statuette. La tête, les bras et les pieds
qui
étaient rapportés, et probablement en marbre,
manquent.
392 — Calcaire blanc — Haut,
0m, 215.
“Autel rond. dont la cuve renferme encore la cendre
du
sacrifice. Il est monté sur une base carrée
d'un
dessin très riche.” (MASPERO, Cat., p. 416).
“Pot rempli de monnaies de bronze, agglutinées
par
l'oxyde; des types encore reconnaissables
appartiennent
à Dioclétien, à
Constantin et aux empereurs contemporains …
Trouvé enfoui à Mit-Farès (
Fayoum) sous
le
seuil d'une maison antique.” (M
ASPERO, Cat., p. 386).
ARMOIRE H.
Collection de statuettes en bronze, d'époque
gréco-romaine.
394 — Bois — Haut. 0m, 92, long. 1m, 98, larg. 0m, 50. —
Époque
ptolémaïque. — Sérapéum.
“Sur une caisse rectangulaire repose une sorte de
toit
pointu, servant de couvercle au cercueil. Dans
l'espèce de pignon triangulaire qui se dresse aux
deux
bouts étaient encadés des bas-reliefs en
stuc peint
(voir N. 345), représentant des
sirènes aux ailes et aux
pieds
d'oiseau.” (MASPERO,
Cat. 375).
Ce cercueil représente bien une petite maison; au
bord de
la caisse est peinte une frise d'ornements à
la
grecque; le couvercle a la forme d'un toit dont
les
trois arrôtes s'appuient sur les trois
montants de bois.
Ceux-ci sont composés d'une
série de petits rouleaux bien
joints, donnant
l'illusion des tuiles imbriquées qui
couronnent
le faitage d'une maison. Les
extrémités de ces
trois montants
étaient ornées des petits médaillons
à
tôte de Méduse que nous avons
vus sous le N. 345.
395 — Bois — Haut. 0m, 46, long. 1m, 93.
Sarcophage d'époque romaine. Peintures
intéressantes;
fleurs et ornements variés le
long des parois;
au pied du cercueil, derrière Anubis,
un arbre et des
arbustes assez bien exécutés.
Les chairs des personnages
sont peintes en rose.
396 — Long. 1m, 05.
Petite momie avec portrait de jeune fille.
397 — Toile et cuir — Long.
1
m, 53 et 1
m, 62.
—
Époque byzantine. —
Saqqarah. Momies d'homme et de femme.
“Le corps de la femme est enfermé dans une
enveloppe
en toile et en cuir cousu, dont les attaches sont
maintenues par des sceaux intacts. Sur la face
supérieure
est peinte à la
détrempe la figurine de la femme
ensevelie. Le costume,
les chaussures, les bijoux sont
byzantins et fort analogues au
costume des mosaïques
de Ravenne. — Le corps
de l'homme a disparu et il ne
reste plus que la partie
supérieure du linceul; encore
est-elle assez
détériorée.” (MASPERO, Cat., p. 377).
Ces momies ont été
considérées comme chrétiennes,
et
l'on a vu dans les figures estampées sur leurs
genoux
un mélange d'emblèmes
chrétiens et païens:
l'épervier
d'Horus, un taureau,
des figures nimbées(?), etc. Je
ne suis pas
sûr que ces emblémes ne soient pas tous
païens; la figure ailée qui se trouve sur la momie
de
l'homme, et où l'on est
tenté de reconnaitre un ange,
me parait ètre
une forme du
ba, l'oiseau à
tète humaine

des anciens
Egyptiens. C'est
l'àme ou principe vital de
leur
système panthéiste, en train de se
dégager de son
enveloppe matérielle.
“Les trois masques exposés dans la même
vitrine
proviennent des momies païennes des derniers
temps;
les têtes sont couronnées de fleurs et
les yeux sont
bordés de noir, pour imiter
l'effet de la poudre d'antimoine.”
(MASPERO.)
398 — Long. 1m, 20.
Petite momie avec portrait de jeune fille.
399 — Granit gris — Haut. moy.
0m, 53.
Quatre statues trouvées à Dimeh. Inscriptions démotique
et grecque (Cfr. le
naos 305, provenant également
de Dimeh, et daté du régne de Trajan).
400 — Bois — Haut. 1m, 91, larg. 0m, 58.
Couvercle de cercueil d'un travail intéressant.
Figure
d'Osiris.
401 — Toile — Haut. 2m, larg. 0m, 83.
Enveloppe de mommie. Portrait sur toile.
Galerie 46.
Le visiteur re passe de la salle 45 dans la salle 44,
et trouve
à gauche un passage qui le conduit dans
la galerie 46,
ornée d'étofes et broderies coptes,

provenant
d'
Akhmim et du
Fayoum. Cette galerie
donne accès
dans deux salles réservées aux monuments
coptes,
et une salle réservée aux monuments
non
égyptiens.
Salle 47.
ARMOIRE A.
Inscriptions en écriture copte (voir N. 313) sur
parchemin, bois, ostraca ou tessons de poterie,
omoplate de
chameau. Marques d'amphores et
cachets.
Sur les parois ouest et est, trois spécimens de
papyrus
coptes.
ARMOIRE B.
Ustensiles en bronze et ornements d'église:
chandelier en forme de croix (N. 402); encensoirs
(Noe 403 et 404); brule-parfums (N. 405).
CAGE C.
Belles lampes d'église en bronze (Nos406 et 407,
hauteur moyenne 0m,
39).
“Ces lampes se composent d'un pied en forme de
candélabre, surmonté d'un petit plateau
rond et aplati,
d'où sort une pointe
aiguë, analogue à celle qu'on voit
communément dans les chandeliers des églises
italiennes,
et qui supportait la lampe proprement dite.
Celle-ci
était ouverte à la partie
supérieure et avait une poignée,
mais
surmontée d'une croix. Elle était munie
d'une sorte
de coquille en bronze, qu'on
levait, pour servir de réflecteur,
au moment
d'allumer la mèche, et qu'on
abaissait, en guise de couvercle, lorsque la lampe était
éteinte.” (MASPERO,
Cat., p. 384).
Pots et bouteilles en bronze, bassins et marmites
(Nos 408 et 409); aiguière ou burette,
lustre
(N. 410).
ARMOIRE D.
Clefs (Nos 411 et 412), bagues, bijoux, cymbales
à clochettes (413) employées dans les
églises;
icône ou image sainte (414) du Xe siècle (?), avec
inscription copte
et arabe.
ARMOIRE E.
Peignes en bois; vases de saint Mena (Nos 415
et
416); petit bas-relief avec symboles chrétiens
du
poisson et de la colombe (N. 417); croix;
épingles en
bronze et en ivoire; lampes en terre
cuite et en bronze. Deux de
ces lampes Nos 418
et 419) sont en forme de
colombe.
Sur la paroi nord, entre deux fenêtres, panneaux
en bois
sculpté avec images de saint Georges
(N
os 420 et 421); symbole chrétien de la colombe
(N.
422); dessins coptes (N. 423). Chaîne en bronze
ornée de trois croix, provenant du
Fayoum.
Salle 48.
Poteries coptes. A l'angle sud-ouest de la salle,
grand et
beau vase (N. 424), Les deux poteries
(425 et 426), aux angles nord-est
et sud-est sont
peut-être des fourneaux (?).
Sur la paroi nord, bassin en granit noir, s'ouvrant
aux
quatre points cardinaux; stèles funéraires
en
terre cuite; inscriptions coptes sur bois.
Sur les parois est et ouest, intéressantes boiseries
coptes.
Sur la paroi sud, grande inscription copte du
tombeau de Tagi ou Dega.
427 — Terre sèche blanchie à
la chaux —
Haut. 1m, 30, larg. 1m, 30.
— Thèbes
(Deïr-el-Bahari).
“Au mois de février 1883, en déblayant le
tombeau
où se trouvait le sarcophage de Tagi (N. 140), je
découvris
que les chrétiens l'avaient
transformé en église
consacrée
à saint Epiphane vers le V
e siècle
de notre
ère, pour le compte d'une des nombreuses
laures établies
sur le versant de la vallée de
Deïr-el-Bahari. Le

couloir du fond fut
bouché; le couloir d'entrée
prolongé
par deux murs de briques, de manière
à former avec la
chambre d'entrée du
tombeau ancien une véritable
croix grecque. On y descendait
par un petit escalier de
quatre marches; de chaque
còté du bras d'entrée,
comme
des bras transversaux, les murs étaient
décorés de stèles
en terre battue,
arrondies au sommet, recouvertes d'un
lait de chaux, sur
lesquelles des moines pieux et instruits
avaient écrit
à l'encre rouge des sentences des
pères
saint Cyrille, saint Basile; des professions de foi,
des
sermons entiers, pour la plupart traduits du grec.
J'ai
retrouvé les débris de trois de
ces stèles avec des fragments
de sermons sur la
création, sur la divinité du
Christ, sur la
virginité de Marie, et une stèle
entière
que j'ai réussi à
détacher de la muraille et à transporter
au
musée.
“Le texte est divisé en trois colonnes de largeur et
de
contenance inégales. Il renferme un sermon contre
les
hérésies, qui parait être de saint
Basile, et se termine
par la prière accoutumée en
l'honneur de l'empereur et
de sa famille. La
première moitié, environ, était
écrite
sur une autre stèle, détruite
aujourd'hui. Sur le cadre
de la stèle, le
même moine avait copié un second sermon;
j'ai rétabli, à l'endroit
où se voyaient des traces
d'écriture,
un fragment appartenant à une autre stèle,
pour
montrer au visiteur quelle était la disposition de
l'ensemble.” (MASPERO, Cat.,
p. 369–370).
Cette inscription a été publiée par M.
Bouriant dans
les Mémoires de la Mission
archéologigue française
au Caire.
La salle 48 contient encore trois momies d'époque
copte, qui ne ressemblent pas du tout aux
momies payennes et
n'offrent qu'un aspect informe
sous les toiles
qui les enveloppent (Nos 428, 429
et 430).
Salle 49 (Monuments non égyptiens).
431 — Bois — Haut. 0m, 39, long. 2m, 00, larg. 0m, 60. —
Epoque ptolémaïque.
Cercueil en bois très épais, avec une inscription
himyarite. (Les tribus de langue himyarite occupaient
les deux rives de
la mer Rouge, l'Arabie méridionale
et
l'Ethiopie.)
Dans l'armoire A: vases avec inscriptions
phéniciennes
provenant de Gournah (Thèbes), le N.
432
avec double inscription, en phénicien et en
démotique.
Dans les deux vitrines B et C:
433 et 434. — XVIIIe dynastie. — Tell-el-Amarna, 1887.
Séries de tablettes cunéiformes. — Ces
tablettes
portent une partie de la correspondance entretenue
par
la chancellerie du roi Khounaten ou Aménophis IV,
de la
XVIII
e dynastie (voir N. 207), avec les princes
de
l'Asie, depuis la Syrie jusqu'à
Babylone. On sait que

les relations de ce
prince avec les nations étrangères
lui
attirèrent la haine des prêtres d'Ammon,
ennemis
absolus des Asiatiques; d'où
résulta la proscription du
culte d'Ammon et la
persécution dirigée contre ses sectateurs.
Cette
correspondance récemment retrouvée
(1887) des
rois d'Asie avec les rois d'
Egypte a
été
publiée dans les
Mémoires de l'Académie de
Berlin et étudiée par le D
r Sayce, le R. P. Scheil, le
D
r Winkler et le
D
r Zimmern.
La trouvaille fut divisée. II en existe aujourd'hui
une
grande partie en Europe dans les musées de Berlin,
de
Londres, de Paris et de St.-Pétersbourg.
Nous devons au prof. A. H. Sayce le catalogue de
celles de ces tablettes
que possède le musée de
Gizeh (Cfr. W
INCKLER,
Mittheil. aus den
Orient, Samml. I. 1, 2, 3):
- No. 1. — Letter in the language of
Arzawa from
king Tarkhundaraus to Aménophis III
(Winckler, No. 10). As the name of the
king is Hittite, the
language of the letter
may possibly be Hittite; the situation
of
Arzawa is unknown. - No. 2. — Letter from Samu-Hadad,
governor of
the City of Samkhuna, relating that he
has
obeyed the orders of the Pharaoh
(Winckler, No. 131). With
hieratic
docket.

-
No. 3. — Letter from
Kuhurtu—yi. … (Winckler,
No. 150).
Mentions that the City which
has been placed under his charge,
is defended
by him. - No. 4. — Letter of
Assur-yuballidh, king of Assyria
to Amenophis IV (Winckler, No.
9).
Mentions his father Assur—nadin—akhi
and
the king of Khani—rabbat (now
Malatiyèh). - No. 5. — Letter from Sipte.
… (Winckler,
No. 200). He defends the City
entrusted
to him by the Pharaoh. - No. 6. — Letter from Yabniel, the
governor of
Lachish (Winckler, No. 124). He will
obey the
orders of Baya, the royal commissioner. - No. 7. — Letter from Arzama,
governor of the
City of Mikhiya, asking that troops should
be sent to him (Winckler, No. 125). - No. 8. — Broken fragments of a
letter; names
lost (Winckler, No. 203). - No. 9. — Letter from Milkili
(Malchiel), from
Southern Palestine (Winckler, No. 109). - No. 10. — Letter from Suyardata
(Winckler,
No. 100). He has been obliged to defend
the
City Kilte (Keilah) against Ebed—tob
king of
Jerusalem. Mention is made of Labai.

-
No. 11. — Letter from Zatatna, the
governor of
Accho (Winckler, No. 94). He has attended
to
the orders of the king. With hieratic
docket. - No. 12. — Letter from Rib-Hadad,
the governor
of Gebal (Winckler, No. 79). Mentions
Ebed-Asherah, who was in rebellion in
the north; also the king
of Mitanna; “the
king of the Hittites has been
captured” as
well as the City of Ar …
tâ. - No. 13. — Letter from Rib-Hadad
(Winckler,
No. 63). A messenger has been sent to the
“Great house” (Pharaoh); mention is
made
of Yapa-Hadad and Aman-Masa
(Amunmes). - No. 14. — Letter from Abi-Sar or
Abi-Melech, the
governor of Tyre (Winckler, No. 99). He
says that Ilgi, king of Sidon, is his vassal
and he asks the
Pharaoh that the defence
of Tyre may be committed to himself;
the
king of Hazor is said to have left his city
and joined
the Bedouin. - No. 15. — Letter from Biridi
(Winckler, No. 115).
He complains that after the entrance
of
the Egyptian troops into his city, Labai
made war upon
him and he requests that
two officers be sent from Egypt to
defend
his city against Labai.

-
No. 16. — Letter from. …
the name of the writer
is lost (Winckler, No. 202). Orders
the
person to whom the letter is addressed to
send
“thy son to the king”, as well as
silver,
chariots, horses and other things. - No. 17. — Fragment of a letter
from Rib-Hadad,
governor of Gebal (Winckler, No. 198).
Asks that chariots be sent with his son in
order to defend the
fortresses of the king. - No. 18. — Letter from Bayai (also
written Baya)
(Winckler, No. 195). Asks that Egyptian
troops be sent to his assistance. - No. 19. — Fragment of a letter
from Ebed-tob, king
of Jerusalem (Winckler, No. 199).
“The
land of the city of Gath-Carmel has
fallen
away to Tagi and the men of Gath,
he is in Bit-'Sani
(Beth-Sannah) and we
have effected that they have given
Labai
and the country of the ‘Sute to the
Khabiri
(of Hebron?) Malchiel has sent to the
king”. Mention is also made of Khapi or
Apis and of
Addalim who is said to be
“living in his house in
Gaza”. - No. 20. — Fragment of a letter
from Rib-Hadad
(Winckler, No. 78). Asks the king to send
an officer.

-
No. 21. — Letter from Ara.
…, governor of the
city of Kunidi in Cœle
Syria (Winckler,
No. 152). Asks for horses and chariots,
and assures the Pharaoh that he is loyal. - No. 22. — Fragment of a letter
from Rib-Hadad
(Winckler, No. 83). Mentions the cities of
Gebal and Simyra, also the officer Aziru. - No. 23. — Fragment; name of the
writer is lost
(Omitted by Winckler). Mention the despatch
of 400 pieces of silver and the name
of a certain. …
— Samas. - No. 24. — Letter from the king of
Alasiya in
northern Syria to the king of Egypt
(Winckler.
No. 12). He sends presents
to the Pharaoh in a ship. With a
hieratic
docket: “the correspondence of the
prince
of the country of Alasha”. - No. 25. — Letter from Subbi-Kuzki,
king of an
unknown country, to Amenophis IV, here
called
Khuri(ya), the Horos of Manetho
(Winckler, No. 18). Mentions
that embassies
and gifts had been sent to Amenophis
III,
and that more gifts are now sent
to his successor. —
The Egyptian hieroglyph
signifying “God”
is engraved on
the table.

-
No. 26. — Letter from Hadad-itlu
(Winckler,
No. 154). Complains that the two sons
of Labai
have rebelled and are ravaging
“the country of the
king”. Mentions the
land of Gina and the cities of
Sunama
(Shunem), Burga (Bene-Berak) and Giti
Rimuna
(Gath-Rimmon). - No. 27. — Letter from a lady
“the handmaid” of
the king (Winckler, No.
138). Mentions
the city Zabuma and that the Egyptian
territory has been overrun by the Bedouins. - No. 28. — Letter from
(Ris-kal)limma-Sin, king
of Babylonia to Amenophis III
(Winckler,
No. 1). Says that his father sent ambassadors
to Egypt. And he himself sent an
embassy which was detained six
years,
after which the Pharaoh gave thirty
manchs of gold
to the Babylonian king.
Now the Babylonian king sends
presents,
Amenophis having asked for his youngest
daughter
for a wife. - No. 29. — Letter from Mamya-yitsa
(Winckler,
No. 90). He awaits the orders of the king,
with
his soldiers and chariots, his brothers,
his Bedouins and his